À Washington, le dossier du Polisario prend une tournure de plus en plus défavorable pour Alger et ses relais. La proposition de loi H.R. 4119, visant à engager le processus de désignation du Front Polisario comme organisation terroriste étrangère, gagne désormais du terrain au Congrès américain.
Le ralliement du démocrate Marc Veasey, élu du Texas, parmi les co-sponsors du texte, marque une évolution politique importante. Cette initiative, longtemps présentée par les soutiens du Polisario comme une démarche limitée aux rangs républicains, s’inscrit désormais dans une dynamique bipartisane. Avant lui, le démocrate Jimmy Panetta avait déjà apporté son appui, confirmant que la question dépasse les clivages traditionnels à Washington.
Du côté républicain, plusieurs élus influents soutiennent également cette démarche, parmi lesquels Elise Stefanik, Mario Diaz-Balart ou encore Maria Elvira Salazar. Leur argumentaire repose sur les inquiétudes liées aux connexions présumées entre le Polisario, l’Algérie et des réseaux proches de l’Iran, notamment dans la zone sahélo-saharienne.
Les promoteurs du texte évoquent des soupçons de coopération militaire, de circulation d’équipements sensibles et de liens avec des groupes hostiles aux intérêts américains. Au Sénat, une initiative parallèle, S. 4063, portée par Ted Cruz, Tom Cotton et Rick Scott, renforce encore la pression institutionnelle sur l’administration américaine.
Si cette procédure aboutit, les conséquences seraient lourdes pour le Polisario : gel d’avoirs, restrictions de déplacement, sanctions pénales contre tout soutien matériel ou financier et isolement diplomatique renforcé. Pour Alger, qui a longtemps misé sur ses réseaux d’influence à Washington, ce tournant représente un sérieux revers. Le Polisario, autrefois protégé par certains équilibres politiques, voit aujourd’hui l’étau se resserrer autour de lui : la porte du Congrès américain est en train de se refermer définitivement sur eux.











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Ne prenons pas nos désirs pour des réalités….Les batailles diplomatiques doivent se poursuivre et monter en gamme pour faire plier le régime algérien et ses proxys.