Un nouveau drame d’une rare violence vient de secouer la région de Casablanca et relance le débat sur la sécurité des chauffeurs exerçant dans le transport de personnes. Le corps calciné d’un jeune conducteur travaillant pour la plateforme InDrive a été découvert dans un terrain vague relevant de la commune d’Ouled Azzouz, dans des circonstances particulièrement troublantes.
La victime, un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années originaire de Sidi Taïeb, dans la province de Kénitra, n’avait plus donné signe de vie depuis les célébrations de l’Aïd Al-Adha. L’alerte a été donnée après sa disparition inexpliquée, avant que les forces de l’ordre ne fassent la macabre découverte.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les autorités privilégient la thèse d’un homicide commis dans le but de s’emparer de son véhicule, une Renault Clio noire qui demeure introuvable. Face à la gravité des faits, un important dispositif de gendarmerie a été mobilisé, associant police scientifique, unités cynophiles et équipes spécialisées afin de recueillir le maximum d’indices.
Ce crime intervient dans un contexte déjà marqué par une succession d’agressions visant les professionnels du transport dans la métropole économique. En avril dernier, l’opinion publique avait été profondément choquée par l’assassinat d’un chauffeur de taxi septuagénaire à Casablanca, tué par deux de ses propres confrères dans une affaire qui avait suscité une vive émotion.
Quelques jours avant l’Aïd, un autre incident avait également mis en lumière les risques auxquels sont confrontés quotidiennement les chauffeurs. Un individu multirécidiviste, armé d’un grand couteau, s’était emparé d’un taxi à Hay El Hassani avant de s’en servir pour commettre des vols visant des passagères.
Le meurtre du jeune conducteur InDrive rappelle également un dossier similaire traité il y a deux ans dans la région de Rabat. Un chauffeur de la même application avait été assassiné par deux passagers lors d’une course en direction de Témara. Son corps avait été abandonné dans la forêt de Sidi Bettache. Les auteurs avaient été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité.
Ces affaires successives soulèvent de nombreuses interrogations sur la protection des chauffeurs de taxi et des conducteurs opérant via les plateformes numériques. Elles rappellent surtout l’urgence de renforcer les dispositifs de sécurité afin d’éviter que de tels crimes ne continuent à endeuiller des familles et à semer la peur parmi les professionnels du secteur.



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