La récente visite au Maroc du ministre d’État britannique au Commerce international, Sir Chris Bryant, d’une durée de deux jours, à l’occasion de la co-présidence du Forum maroco-britannique des affaires « Road to Morocco 2030 », a eu le mérite de mettre en lumière l’appétit grandissant des entreprises britanniques pour les nombreux marchés liés à l’organisation de la Coupe du Monde 2030.
Avec une franchise appréciée, le responsable britannique a reconnu, en marge des rencontres officielles, que les entreprises de son pays avaient été quelque peu absentes des premiers grands contrats attribués dans le cadre des préparatifs du Mondial. Une situation qu’il attribue en partie à leur propre manque de réactivité. Mais, selon lui, il n’est pas trop tard pour rectifier le tir et permettre aux sociétés britanniques de prendre leur part de ce gigantesque chantier, alors qu’une bonne partie des marchés a déjà été captée par des entreprises françaises, espagnoles, turques et d’autres nationalités.
Pour plaider la cause britannique, Sir Chris Bryant n’a pas manqué de rappeler qu’une entreprise de renommée mondiale participe déjà à cette aventure. Il s’agit du cabinet d’architecture sportive britannique Populous qui, en partenariat avec le cabinet marocain Oualalou + Choi, a remporté le marché de conception du Grand Stade Hassan II de Benslimane, appelé à devenir le plus grand stade de football au monde.
Autre argument de poids avancé par le ministre, qui s’est personnellement impliqué dans les rencontres B to B entre opérateurs économiques marocains et britanniques : la position du Royaume-Uni sur la question du Sahara. Londres soutient désormais clairement le plan d’autonomie marocain comme base sérieuse, crédible et réaliste pour parvenir à une solution durable.
Sans le dire ouvertement, mais en le laissant largement entendre, Sir Chris Bryant a exprimé le souhait que ce soutien politique majeur soit également pris en considération dans le développement des futures relations économiques entre les deux pays, notamment dans les provinces du Sud. Un message diplomatique limpide qui illustre parfaitement la logique du « gagnant-gagnant » que Londres souhaite désormais inscrire au cœur de son partenariat stratégique avec Rabat.
Par Jalil Nouri












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