À l’approche des élections législatives et à mesure que s’achève le mandat du gouvernement actuel, les partis politiques adversaires du RNI multiplient les critiques à l’encontre du bilan de l’Exécutif dirigé par Aziz Akhannouch. Dans une offensive politique quasi généralisée, chacun tente de démonter les réalisations revendiquées par la majorité et de convaincre l’opinion publique de l’échec de son action.
Lorsque ce n’est pas la hausse persistante du coût de la vie qui est imputée au chef du gouvernement, ses détracteurs saisissent d’autres sujets sensibles pour alimenter leurs attaques. La récente pénurie de moutons à l’occasion de l’Aïd Al-Adha a notamment été utilisée pour remettre en cause la politique de soutien accordée au secteur de l’élevage, certains opposants estimant que les subventions ont davantage profité aux grands opérateurs qu’aux consommateurs.
Sur un autre registre, la tenue des examens du baccalauréat a ravivé les critiques portant sur l’état de l’enseignement public. Plusieurs formations accusent le gouvernement d’avoir aggravé les difficultés du système éducatif, favorisé une école à deux vitesses et échoué à apporter des réponses efficaces à la montée du chômage des jeunes diplômés.
Dans le même esprit, les partis les plus hostiles au RNI dressent un tableau particulièrement sévère de l’action gouvernementale. Ils l’accusent d’avoir favorisé l’enrichissement des catégories les plus aisées tout en accentuant les difficultés des classes moyennes et populaires. Selon eux, l’écart entre riches et pauvres se serait davantage creusé, tandis que plusieurs services publics, notamment dans le domaine de la santé, continueraient de souffrir de nombreuses insuffisances.
S’appuyant sur le mécontentement d’une partie de l’opinion publique, ces formations politiques concentrent leurs attaques sur Aziz Akhannouch, dont la fortune personnelle et le statut d’homme d’affaires sont régulièrement mis en avant dans le débat politique. Certaines vont même jusqu’à prédire un net recul du RNI lors des élections législatives du 23 septembre prochain.
Reste toutefois à savoir si cette stratégie d’offensive permanente suffira à convaincre les électeurs ou si le parti de la Colombe parviendra à défendre son bilan et à conserver une place centrale dans le paysage politique national.
Par Jalil Nouri












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