Alors qu’il s’apprête à se rendre aux États-Unis à la tête d’une importante délégation officielle composée de plusieurs hauts responsables, le ministre délégué chargé du Budget et patron du football national laisse planer derrière lui de nombreuses interrogations sur son avenir politique.
Annoncé dans ce même espace comme ayant un pied au sein du PAM en prévision des élections législatives du mois de septembre, une éventuelle adhésion qui, en cas de succès électoral, pourrait le conduire à diriger le prochain gouvernement, Faouzi Lakjâa multiplie les déclarations contradictoires face aux nombreux médias qui le sollicitent.
L’un d’entre eux affirme tenir de sources proches de l’intéressé que les contacts entre lui et le PAM sont en voie de finalisation afin d’officialiser son adhésion. Dans le même temps, un autre site d’information assure tenir de Lakjâa lui-même qu’il n’existe aucun contact ni aucune discussion autour de cette éventualité. Sauf que la coordinatrice du PAM affirme le contraire, précisant que l’intéressé a lui-même reconnu qu’aucune décision n’avait été prise « pour le moment », ajoutant ainsi une dose supplémentaire de flou à ce passionnant feuilleton politique.
En plein Mondial, cette compétition semble presque reléguée au second plan par une partie de la classe politique, qui ne parle plus que de cette possible arrivée susceptible de rebattre les cartes. Certains y voient même un sujet de nature à détourner l’attention des Marocains de leurs véritables préoccupations quotidiennes et des difficultés auxquelles ils sont confrontés.
La situation se complique davantage lorsque l’on sait que d’autres formations politiques, le RNI en tête, auraient également manifesté leur intérêt pour ce joker de luxe. En effet, Faouzi Lakjâa apparaît aux yeux de nombreux observateurs comme un sérieux prétendant à la fonction de chef du gouvernement, son image ayant été considérablement renforcée par les succès du football marocain.
Ce mercato politique est ainsi devenu l’une des principales attractions de l’avant-élection et il ne semble pas près de s’effacer tant que « l’affaire Lakjâa » n’aura pas été clarifiée et définitivement tranchée, PAM ou pas PAM.
Par Jalil Nouri
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