Le conflit au Moyen-Orient avait fini par reléguer au second plan le dossier du Sahara dans l’agenda des diplomaties onusienne et américaine. Toutefois, les derniers échos laissent penser à une reprise imminente de la dynamique, après une période de relative pause observée depuis le mois de février.
Trois éléments importants permettent en effet de croire que les préparatifs d’une nouvelle accélération sont en cours, susceptible de relancer un processus qui pourrait, selon les observateurs les plus optimistes, déboucher sur un accord final avant la fin de l’année.
Le premier, et le plus récent, est la signature imminente d’un accord entre Washington et Téhéran. Une telle évolution pourrait libérer une partie de l’agenda diplomatique américain et permettre à l’administration américaine de se consacrer davantage à d’autres dossiers en suspens, parmi lesquels figure celui du Sahara, mais également d’autres crises majeures, comme celle de l’Ukraine.
Le deuxième signal est la récente tournée régionale de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Staffan de Mistura. Si le contenu précis de ses entretiens n’a pas été rendu public, tout porte à croire qu’ils s’inscrivaient dans le cadre de préparatifs diplomatiques qui pourraient se concrétiser à tout moment par l’annonce d’une nouvelle session de discussions et d’un nouveau lieu de rencontre.
C’est justement le choix de cette nouvelle destination qui a retenu l’attention des observateurs. Selon plusieurs indications, la capitale norvégienne, Oslo, pourrait accueillir le prochain round de négociations. Une ville qui occupe une place particulière dans l’histoire diplomatique internationale, puisqu’elle a donné son nom aux célèbres accords de paix conclus entre Palestiniens et Israéliens, même si ces derniers sont restés largement inappliqués.
Autre élément révélateur : le conseiller diplomatique du président américain s’est rendu cette semaine à Oslo, en compagnie de l’envoyé spécial de l’ONU, pour y rencontrer le vice-ministre norvégien des Affaires étrangères. Cette rencontre alimente les spéculations selon lesquelles le prochain cycle de discussions pourrait effectivement se tenir dans la capitale norvégienne, possiblement selon un format renouvelé.
Après cette parenthèse imposée par les tensions au Moyen-Orient, il reste à espérer que cette reprise marquera l’entrée dans la dernière ligne droite du processus et ouvrira la voie à des discussions de fond susceptibles de rapprocher les positions et de favoriser une issue durable à ce dossier.
Par Jalil Nouri












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