Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, avait fixé à ce samedi la date limite pour les retardataires souhaitant s’inscrire sur les listes électorales en vue des élections législatives du 23 septembre. L’objectif était, dans le même temps, d’enrichir le corps électoral tant sur le plan quantitatif que qualitatif. Les résultats permettront de savoir si ce délai supplémentaire aura été pertinent.
Dès le départ, l’ambition affichée était d’assurer le meilleur taux de participation possible et d’augmenter le nombre d’inscrits, en ciblant particulièrement les jeunes générations afin de provoquer un véritable électrochoc citoyen susceptible de se traduire dans les urnes.
Pour rappel, lors des dernières élections législatives de 2021, seuls 50 % des électeurs inscrits s’étaient rendus aux urnes, soit environ 7,5 millions de citoyens. Un résultat peu glorieux en matière de participation démocratique. Il convient toutefois de rappeler que ce scrutin s’était déroulé en pleine période de Covid-19.
Si l’on peut raisonnablement s’attendre à de meilleurs chiffres cette année, rien ne garantit pour autant que la progression sera spectaculaire, malgré les nombreux appels et campagnes de sensibilisation déployés pour combler un déficit de participation qui n’a cessé de se creuser au fil des précédents scrutins. Cette situation a largement contribué à la stagnation de la vie politique observée par la suite. L’État comme les partis politiques souhaitent aujourd’hui dépasser ce constat, mais sans efforts continus, visibles et convaincants de leur part, il sera difficile d’inverser durablement la tendance.
En encourageant davantage les jeunes de moins de 35 ans à se présenter aux élections, les pouvoirs publics ont manifestement voulu faire d’une pierre deux coups : relancer la machine électorale en rajeunissant la classe politique et en répondant aux aspirations de la génération Z, tout en relevant le défi d’organiser des élections marquées par un taux de participation record.
Reste à savoir si cette stratégie suffira à convaincre une jeunesse souvent sceptique à l’égard de la politique et des institutions, ou si l’abstention continuera de constituer le principal adversaire du scrutin du 23 septembre.
Par Jalil Nouri












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