Qu’il s’agisse du conseiller pour l’Afrique du président américain Donald Trump, Massad Boulos, ou de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, les deux hommes sont de nouveau à la manœuvre afin de donner un nouvel élan au dossier du Sahara.
Il se confirme de plus en plus que des contacts intensifs sont en cours en vue d’un retour à la table des négociations entre les quatre parties concernées. Celles-ci seraient appelées à se retrouver à Oslo, la capitale norvégienne, pour reprendre les discussions là où elles s’étaient interrompues en février dernier, avant d’être reléguées au second plan par la crise au Moyen-Orient.
Mais l’élément nouveau qui pourrait, à tout moment, compromettre le processus engagé sous l’impulsion des États-Unis et des Nations unies réside dans la position algérienne. Alger semble vouloir freiner les avancées réalisées et remettre à zéro une dynamique qui ne sert manifestement pas ses intérêts.
Les autorités algériennes ont ainsi réaffirmé leur opposition au format actuel des discussions et continuent d’exiger, comme elles l’ont toujours fait, que les négociations se déroulent exclusivement entre le Maroc et le Front Polisario, considérés, selon elles, comme les seules parties au conflit. Une position paradoxale dans la mesure où l’Algérie continue de défendre activement les thèses du mouvement séparatiste tout en affirmant ne pas être partie prenante au différend, une lecture que contestent de nombreux observateurs du dossier.
Cette nouvelle objection apparaît comme une manœuvre destinée à ralentir le processus en cours. Le régime algérien semble jouer la carte du temps, dans l’espoir de repousser encore l’issue du conflit jusqu’à l’arrivée d’une nouvelle administration américaine, susceptible de remettre en question les orientations actuelles de Washington, jugées à Alger trop favorables au Maroc.
Alger miserait également sur un refus prévisible de Rabat d’engager des discussions directes avec le Polisario, une hypothèse qui servirait ses intérêts en lui permettant de justifier un nouveau blocage des négociations.
Toutefois, cette stratégie pourrait se heurter à la détermination affichée par la Maison-Blanche. Washington a, à plusieurs reprises, exprimé sa volonté d’accélérer le règlement de ce dossier et dispose de leviers diplomatiques importants pour tenter de maintenir la dynamique engagée, avec ou sans l’adhésion pleine et entière de l’Algérie.
Par Jalil Nouri












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