L’Algérie rêvait d’un exploit pour son entrée dans la Coupe du monde 2026. Opposés à l’Argentine, championne du monde en titre, les Fennecs ont finalement été ramenés à la réalité du football de très haut niveau. Battus 3-0 à Kansas City, les hommes de Vladimir Petkovic ont subi la loi d’une Albiceleste parfaitement maîtrisée et surtout d’un Lionel Messi toujours aussi redoutable malgré ses 38 ans.
Auteur d’un triplé aux 17e, 60e et 76e minutes, la légende argentine a une nouvelle fois démontré qu’elle demeurait capable de faire basculer une rencontre à elle seule. Grâce à cette performance, Messi porte son total à 16 buts en phase finale de Coupe du monde, égalant ainsi le record historique détenu par l’Allemand Miroslav Klose. Une nouvelle page de légende écrite lors de sa 200e sélection internationale et dans ce qui constitue déjà son sixième Mondial.
Dans leurs analyses d’après-match, plusieurs médias français spécialisés ont souligné la maîtrise tactique et technique de l’Argentine. Sans jamais donner l’impression de forcer son talent, la sélection de Lionel Scaloni a contrôlé le rythme de la rencontre, accélérant lorsque cela était nécessaire pour faire la différence. Les observateurs ont également relevé les difficultés algériennes à conserver le ballon, à résister au pressing adverse et à se montrer réellement dangereuses dans le dernier tiers du terrain.
La comparaison avec le Sénégal est d’ailleurs révélatrice. Quelques heures auparavant, les Lions de la Teranga s’étaient inclinés face à la France sur le score de 3 buts à 1. Pourtant, malgré cette défaite, les Sénégalais ont laissé une impression bien différente. Ils ont trouvé le chemin des filets, créé plusieurs occasions franches et parfois bousculé les Bleus. L’Algérie, elle, n’a jamais véritablement semblé en mesure de remettre en question la domination argentine.
Les deux sélections africaines ont certes encaissé trois buts, mais le contenu des rencontres raconte une autre histoire. Là où le Sénégal a montré qu’il pouvait rivaliser par séquences avec l’un des favoris du tournoi, les Fennecs ont surtout révélé leurs limites face à une équipe de dimension mondiale.
Cette première journée a également mis en lumière l’écart qui sépare aujourd’hui l’Algérie du Maroc, devenu au fil des années la principale vitrine du football africain sur la scène internationale. Quelques jours plus tôt, les Lions de l’Atlas avaient tenu en échec le Brésil (1-1), affichant une remarquable solidité collective face à une autre puissance mondiale. Malgré plusieurs absences importantes, les Marocains ont montré qu’ils pouvaient rivaliser avec les meilleures sélections de la planète. Une différence de statut qui se reflète désormais dans les résultats, la valeur marchande des effectifs et le regard porté par les observateurs internationaux.
Cette défaite ne condamne évidemment pas l’Algérie. Elle constitue néanmoins un avertissement sévère avant les prochaines échéances du groupe. Les supporters algériens se souviennent encore de la victoire de prestige obtenue face aux Pays-Bas lors d’un match amical avant le Mondial. Mais une Coupe du monde n’a rien d’une rencontre de préparation. À ce niveau, seuls les effectifs capables d’allier talent, discipline tactique, expérience et efficacité peuvent espérer franchir les étapes. Face à Messi et à l’Argentine, les Fennecs ont découvert que le chemin vers l’élite mondiale reste encore long.
Par Mounir Ghazali












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