À l’approche des élections législatives au Maroc, la question de la représentation parlementaire des Marocains résidant à l’étranger (MRE) refait surface avec insistance dans le débat public.
Déçus par le peu d’intérêt que leur accordent les formations politiques et par la faiblesse de leur représentation au Parlement pour défendre leurs préoccupations, de nombreux membres de cette communauté remettent régulièrement sur la table une idée récurrente : la création d’une formation politique propre aux Marocains du monde, capable de porter leur voix et leurs revendications au sein des institutions élues.
Ayant renoncé à voir le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), institution constitutionnelle qui leur est dédiée, jouer un tel rôle — celui-ci n’entrant d’ailleurs pas dans ses prérogatives, davantage orientées vers les études, la recherche et l’organisation de forums sur les questions migratoires —, ces MRE continuent d’exprimer leur frustration face à ce qu’ils considèrent comme une insuffisante prise en compte de leurs attentes dans les décisions publiques les concernant.
À chaque échéance électorale, l’espoir d’une représentation plus efficace renaît. Certains militent ainsi pour la création d’un parti politique spécifique aux Marocains du monde, qu’ils estiment le mieux placé pour défendre leurs intérêts et faire entendre leurs préoccupations.
Certes, les textes législatifs actuels ne permettent pas la création d’une telle formation sur une base exclusivement liée à la résidence à l’étranger. Toutefois, cela n’empêche pas les défenseurs de cette idée de plaider, notamment sur les réseaux sociaux et dans les espaces de concertation communautaires, en faveur d’amendements constitutionnels ou législatifs susceptibles d’ouvrir la voie à ce projet.
Forts d’une contribution estimée à près de 8 % du PIB national, de transferts financiers en constante progression et de leur rôle d’ambassadeurs du Royaume dans leurs pays d’accueil, les quelque cinq millions de Marocains établis à l’étranger estiment être en droit de réclamer une réflexion approfondie avec les partis politiques et les institutions concernées afin de faire évoluer leur représentation. Certains vont même jusqu’à évoquer l’idée d’un référendum pour trancher cette question.
Les intéressés sont conscients que l’autorisation d’un parti exclusivement dédié aux Marocains du monde demeure une perspective complexe sur les plans juridique et politique. Mais ils s’interrogent néanmoins sur les moyens de mieux associer cette importante composante de la nation à la vie démocratique du pays.
À leurs yeux, cette communauté, qui connaît aujourd’hui une importante transition intergénérationnelle et qui regorge de profils hautement qualifiés dans de nombreux domaines, pourrait mettre davantage son expertise et son expérience internationale au service du Maroc, à condition de bénéficier de mécanismes de participation et de représentation mieux adaptés à ses aspirations.
Par Jalil Nouri












Contactez Nous
Les MRE veulent que leurs intérêts soient directement sous le patronage de SM le Roi et pas par aucune autre instance; les problèmes dépassent le périmètre de discussion sur les hémicycle des deux chambres; les MRE se sentent trahi dans l’exécution de leurs droits garantis par la constitution, la personne du Roi est donc la seule garante de leur droits garantis comme l’avait réclamé feu Hassan 2 en exigeant que les intérêts des MRE restent sous ses regards et de plus près.
Les instances mises en place pour garantir les droits des MRE restent à un niveau consultatif; ce qui entrave tout avancement sur les sujets; les droits bafoués le sont surtout au niveau des tribunaux, les plaintes et les réclamations restent symboliques et donc rien n’est fait après…
Pour ma part, les services consulaires laissent vraiment à désirer, comme le montre ma propre réclamation, restée sans réponse concrète.
Certaines associations de la diaspora s’affichent comme représentantes des MRE, perçoivent des subventions et organisent des événements, mais nous voyons peu d’actions réellement utiles sur le terrain. Il n’existe pas de véritable échange régulier entre le Maroc et les Marocains vivant en France. Les informations nous parviennent difficilement et nous sommes rarement associés aux décisions qui nous concernent.
Le fossé se creuse aussi entre les générations. Nos enfants nés ou élevés en France connaissent trop peu le Maroc, son histoire, sa culture, ses institutions et son fonctionnement. Pourtant, même leur permettre de découvrir leur pays devient inaccessible pour beaucoup de familles : prix exorbitants des vols, hôtels, hébergements, locations saisonnières et voitures. Un simple séjour familial représente désormais un budget considérable.
À cela s’ajoutent les difficultés de gestion des héritages à distance : lenteurs administratives, manque d’informations, déplacements obligatoires, procurations, démarches auprès des tribunaux, des notaires ou des administrations et parfois conflits familiaux impossibles à régler depuis l’étranger.
Les MRE rencontrent également des conditions bancaires parfois peu avantageuses, avec des taux d’intérêt élevés et des offres qui peuvent être moins intéressantes que celles proposées dans certains pays européens, alors même qu’ils contribuent fortement à l’économie marocaine et souhaitent souvent investir, acheter un logement ou préparer leur retour.
Comment maintenir un lien durable avec le pays lorsque les familles ne peuvent plus s’y rendre régulièrement, gérer correctement leurs biens ou investir dans des conditions équitables ?
À force de considérer les MRE principalement à travers leurs transferts d’argent, sans leur offrir une représentation efficace, des services fiables et des conditions accessibles, le Maroc risque de perdre progressivement ses enfants et ses petits-enfants établis à l’étranger.
Les MRE doivent être écoutés, respectés, représentés et pleinement associés à la vie du pays.
Bonjour, j’ai créé une fédération des marocains résidant à l’étranger et c’est une question qui revient constamment, je suis Française d’origine marocaine née en France et vraiment je trouve déjà déplorable que nous ne puissions pas voter via nos consulats ou ambassade. Notre majesté pourtant en 2011 a ouvert le vote aux marocains résidant à l’étranger. Nous n’avons aucun partis qui nous représentent et nous intègre à notre pays. En bref c’est bien triste d’aimer son pays de vouloir se battre pour et de ne pas avoir la possibilité d’être entendu. Le CCME est un échec le président est incompétent et inexistant !! Nous avons entant qu’enfant de la république française nous nourrissons même l’espoir d’avoir une monarchie absolue et juste un gouvernement opérationnel car, sa majesté n’a pas d’intérêt personnel comme un politique.
Cordialement,
Mme BALIGH.
jugez de vous même, ce n’est qu’un récent exemple parmi des dizaines de milliers de dossiers des MRE dans les tribunaux du royaume: https://www.facebook.com/reel/1025051733806856