Pas moins de 3.000 représentants et dirigeants de grandes villes du monde entier se sont donné rendez-vous à Tanger depuis hier pour débattre et échanger autour du thème : « Une nouvelle génération de services locaux inclusifs », un programme aussi vaste qu’ambitieux.
Cette 8ᵉ édition du Congrès mondial de l’Organisation mondiale des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) confère au Maroc une place de choix dans ce dialogue international. Elle intervient à un moment où les gestionnaires des villes, partout dans le monde, font l’objet de vives critiques et cristallisent souvent l’insatisfaction des citoyens face aux insuffisances des services publics et aux défaillances de la gouvernance locale.
Ce rappel n’est pas inutile dans le cadre d’un forum riche en expériences et en expertises, réunissant des maires, des ministres, des élus locaux et des spécialistes de la gouvernance territoriale. Par tradition diplomatique, ce type de rencontre évite généralement d’aborder de manière spécifique les difficultés rencontrées par les villes du pays hôte, par respect pour l’hospitalité qui lui est accordée.
Si le congrès reste centré sur son thème principal, il n’en abordera pas moins plusieurs sujets majeurs à travers des contributions de haut niveau. Parmi eux figurent la transition urbaine durable, la résilience climatique, l’innovation dans les services publics locaux, le financement territorial, la transition numérique ou encore les nouveaux modèles de gouvernance adaptés aux défis du XXIᵉ siècle.
Autant de problématiques qui concernent directement les villes marocaines et auxquelles les élus présents pourront trouver matière à réflexion. L’espoir est grand de voir ces responsables s’inspirer des meilleures pratiques internationales présentées lors de ce véritable laboratoire mondial des expériences urbaines les plus réussies.
Parmi les villes marocaines mises en lumière à cette occasion, Rabat devrait particulièrement attirer l’attention. La capitale du Royaume se distingue en effet par les importantes réalisations engagées ces dernières années et par sa capacité à conjuguer préservation du patrimoine historique, développement durable et modernité. Un modèle dont l’expérience pourrait nourrir les débats et susciter l’intérêt de nombreux participants venus des quatre coins du monde.
Par Jalil Nouri












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