Les partis qui ambitionnent une victoire aux élections législatives de septembre sont toujours engagés dans une véritable course contre la montre pour attirer les candidats à fort potentiel susceptibles de leur assurer des succès dans certaines circonscriptions stratégiques.
Les principales formations qui espèrent intégrer le futur « gouvernement du Mondial », issu de ce scrutin, sont à la recherche de profils rares qu’elles peinent parfois à trouver dans leurs propres rangs. Cette quête s’explique notamment par la conviction largement partagée que le prochain exécutif sera fortement marqué par la présence de technocrates.
L’exemple le plus parlant du moment est sans doute celui de Faouzi Lakjaâ. Le feuilleton politique du « viendra, viendra pas » continue d’alimenter les spéculations autour d’une éventuelle candidature sous les couleurs du PAM. Alors qu’il semble s’être accordé un temps de réflexion, le ministre délégué chargé du Budget demeure le profil le plus convoité de la scène politique. Plusieurs formations n’hésitent d’ailleurs pas à revendiquer sa proximité ou son appartenance à leurs rangs.
Dans le même temps, d’autres partis n’hésitent pas à prospecter bien au-delà de leurs structures pour recruter des candidats influents, disposant d’un solide ancrage local. Certains vont jusqu’à débaucher des personnalités issues de formations concurrentes afin d’améliorer leurs performances électorales et de préparer l’avenir avec l’espoir de participer au prochain gouvernement, quel que soit le chef de l’exécutif désigné.
Le PAM, le RNI, l’Istiqlal, le MP, le PPS, l’USFP et le PJD se retrouvent ainsi engagés dans cette compétition pour attirer les profils prometteurs, les jeunes diplômés et les compétences reconnues, même si leurs chances respectives d’accéder aux responsabilités gouvernementales demeurent inégales. Les promesses de postes ministériels ou de responsabilités importantes font partie des arguments avancés, sans qu’aucune garantie ne puisse toutefois être donnée.
Selon les dernières tendances, qui restent naturellement tributaires des orientations royales à venir, les formations politiques semblent converger vers une même analyse : le prochain gouvernement, qu’elles y participent ou non, devrait présenter un caractère davantage technique que politique.
Par Jalil Nouri



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