L’organisation de la Coupe du monde de football en 2030 n’est pas étrangère à l’unanimité qui l’a entourée et à la vitesse à laquelle cette loi a été adoptée lundi dernier.
Il aura fallu que cette loi, concernant en grande partie les animaux errants, attende des campagnes de dénonciation menées à l’étranger par des ONG de défense de leurs droits pour aboutir à une législation se voulant conforme et adaptée aux normes les plus en vue sur le plan international : donc un grand pas accompli sous l’effet de la pression.
En gros, cette loi détermine un cadre de protection juridique, sanitaire et législatif et protège cette catégorie d’errants des mauvais traitements et des dépassements administratifs des communes et des conseils des villes dans l’éradication de ce phénomène par la seule solution facile consistant à procéder à leur élimination pure et simple lors de campagnes saisonnières dont les images ont été condamnées à travers le monde.
La nouveauté à saluer avec ce texte, qui convaincra l’opinion publique européenne et les ONG internationales des bonnes intentions du Maroc, est que le législateur prévoit non seulement d’abriter ces animaux, de les protéger, de les nourrir et de les soigner. Pour rappel, et jusqu’à présent, le fait de leur donner à manger ou de s’en approcher dans l’espace public était considéré comme un délit puni par des directives. La nouvelle loi entend également protéger les citoyens de leurs morsures en les vaccinant et, au passage, interdire les rafles inhumaines et leur extermination dans les villes et les campagnes, tout en sensibilisant la population aux meilleurs traitements.
Bref, un arsenal législatif et juridique qui viendra mettre fin aux campagnes anti-marocaines lancées dans plusieurs pays et auprès des organisations internationales chargées de la défense des droits des animaux et de la protection de leur santé.
Par Jalil Nouri












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