Au cours d’une dernière réunion devant un vaste public venu l’écouter dans son fief à Agadir, l’ancien chef de la formation du RNI, dont il a cédé la direction à Mohammed Chouki, a reçu des ovations, comme à l’accueil d’une star, difficiles à interrompre.
Bien qu’il ne représentera plus la région au niveau politique, son image restée intacte continuera à marquer les esprits parmi les élus et la population qui estime tout lui devoir. Le week-end dernier lui a permis de prendre la parole pour rappeler ses choix de la politique menée avec son gouvernement, qu’il quittera dans quelques jours, et rappeler au passage toutes les transformations connues par la ville et la région à son initiative.
Devant les ministres aux couleurs du RNI et une assistance très nombreuse se comptant par milliers, il a reconnu les difficultés ressenties pour mener dans sa totalité le programme électoral qui l’a conduit à devenir chef du gouvernement et à diriger une alliance des trois partis de la majorité. Il a donné l’impression, c’est du moins ce qu’espèrent ses sympathisants, qu’il restera en politique et dans son propre parti, malgré un faux départ déjà entrepris. Reste que la question de son remplacement par Mohammed Chouki fait toujours débat, le successeur à la tête du parti ne parvenant toujours pas à convaincre.
Il lui est reproché, entre autres, de ne pas renforcer la formation avant les élections, de tarder à sortir un programme ambitieux digne du premier parti du Maroc et surtout de ne pas enflammer ni séduire les foules qui viendront voter dans les urnes le 23 septembre. L’homme se voit également reprocher, dans les discussions entre militants, sa réserve qui ne sied pas à un politique, son manque de persuasion et de mobilisation dans les meetings, un successeur presque balayé par l’image omniprésente d’un Akhannouch qui n’est toujours pas loin d’un nouveau plébiscite.
Par Jalil Nouri












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