Le coup est dur pour l’équipe nationale, mais ce ne sera pas la fin du monde si elle doit se présenter face à Mbappé et à ses coéquipiers sans son arme fatale : Ismaël Saibari.
Difficile encore de l’affirmer avec certitude, mais l’optimisme s’est peu à peu dissipé pour laisser place à la déception lors de la séance d’entraînement d’hier dans la région de Boston. L’attaquant-fétiche des Lions de l’Atlas était absent et n’est pas apparu devant les journalistes présents, les laissant se perdre en suppositions.
Habitués au silence de la Fédération Royale Marocaine de Football sur l’état de santé des joueurs blessés, afin de ne pas alerter les supporters et de dédramatiser chaque situation, les médias ont rapidement tiré leurs propres conclusions.
Par expérience, ils estiment que l’absence de tout communiqué concernant les examens médicaux, notamment l’IRM à laquelle Saibari aurait été soumis, laisse penser qu’il ne sera probablement pas prêt pour affronter la France. En revanche, il pourrait être récupéré pour les rencontres suivantes si les Lions poursuivent leur aventure dans cette Coupe du monde.
L’absence de Saibari constituerait néanmoins un handicap majeur pour l’attaque marocaine, qu’un Rahimi aussi généreux que combatif ne pourra sans doute pas compenser à lui seul.
Plus puissant physiquement, plus explosif dans ses accélérations et plus solide dans ses pénétrations en zone adverse, Saibari possède cette capacité rare à casser les lignes et à déséquilibrer les défenses les plus compactes. Une qualité qui aurait été particulièrement précieuse face à une équipe de France réputée pour la solidité de son bloc défensif, même si celui-ci sera privé de deux éléments importants.
Il reste désormais à espérer que les Lions de l’Atlas sauront se surpasser malgré ce coup du sort. Ils ont déjà démontré, tout au long de cette Coupe du monde, qu’ils étaient capables de transcender les difficultés et de repousser leurs limites. Pourquoi ne le feraient-ils pas une nouvelle fois face aux Bleus ?
Une qualification pour les demi-finales permettrait alors de retrouver un Saibari pleinement rétabli pour un premier feu d’artifice… avant, peut-être, le bouquet final aux couleurs du Maroc.
Par Jalil Nouri












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