Le dérèglement climatique n’est plus une menace lointaine que l’on observe à travers les rapports internationaux ou les images venues d’ailleurs. Il est désormais une réalité visible, brutale, coûteuse, avec son cortège de canicules, de sécheresses, d’incendies de forêts, de pertes économiques et parfois de drames humains. Aucun territoire n’est totalement épargné, et le Maroc, par sa position géographique, son climat et la fragilité de certains de ses écosystèmes, se retrouve en première ligne.
Pour l’heure, après le début de la saison estivale, le Royaume semble encore relativement préservé des grands départs de feu et de leurs dégâts collatéraux. Mais l’été ne fait que commencer. Chaque année, les autorités mettent en place des plans d’alerte, de surveillance et d’intervention pour limiter les risques, notamment dans les zones forestières les plus sensibles. Cette vigilance est indispensable, car une seule étincelle peut suffire à transformer des milliers d’hectares en cendres.
Les incendies qui frappent régulièrement l’Europe du Sud, notamment l’Espagne, le Portugal, la Grèce ou l’Italie, doivent servir de rappel sévère. Par proximité géographique, par solidarité, mais aussi par intérêt direct, le Maroc ne peut pas rester spectateur. Ce qui brûle aujourd’hui chez nos voisins peut menacer demain nos propres forêts, nos villages, nos terres agricoles et nos ressources naturelles.
Le prix à payer est lourd. Il se chiffre en milliards de dirhams de dégâts, en biodiversité détruite, en récoltes compromises, en infrastructures menacées et parfois en vies humaines perdues. Mais le coût le plus grave reste peut-être celui de l’inaction et du manque de conscience collective.
C’est pourquoi l’éducation environnementale doit devenir une priorité. Les enfants doivent être sensibilisés, avec pédagogie et sans discours alarmiste excessif, aux gestes de prévention, à la protection de l’eau, des forêts et de la nature. Le grand péril de demain est déjà là. Les Marocains sont prévenus : il ne faut plus l’ignorer, le minimiser ou attendre la catastrophe pour agir.












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