lundi, juillet 13, 2026
العربية
Actu-Maroc : Actualités, informations et news au Maroc
siaracash
  • ACCUEIL
  • ACTUALITÉS
    • All
    • Faits divers
    • International
    • Maroc
    • LE BAROMETRE
  • Culture
  • Politique
  • Economie
  • Sport
    • Entretiens et Dossiers
    • S-International
    • National
  • Lifestyle
  • Femme
  • Videos
  • ENTRETIENS
    • Interviews
    • Reportages
  • Publicités
  • Contact
No Result
View All Result
  • ACCUEIL
  • ACTUALITÉS
    • All
    • Faits divers
    • International
    • Maroc
    • LE BAROMETRE
  • Culture
  • Politique
  • Economie
  • Sport
    • Entretiens et Dossiers
    • S-International
    • National
  • Lifestyle
  • Femme
  • Videos
  • ENTRETIENS
    • Interviews
    • Reportages
  • Publicités
  • Contact
No Result
View All Result
AR
Actu-Maroc : Actualités, informations et news au Maroc
No Result
View All Result
LeNoble Traiteur LeNoble Traiteur
Home ACTUALITÉS

Bank Al-Maghrib accélère la fin du tout-cash

juillet 13, 2026
in ACTUALITÉS, Economie
A A
5k
VIEWS
Partager sur FacebookPartager sur TwitterPartager sur WhatsApp

Le Maroc franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son système de paiement. À compter du 1er octobre 2026, le plafond des frais d’interchange appliqués aux transactions domestiques par carte bancaire sera ramené de 0,65 % à 0,50 %. Un taux préférentiel de 0,15 % sera parallèlement réservé aux paiements destinés aux services gouvernementaux ainsi qu’au secteur du commerce de proximité. Cette décision a été adoptée le 6 juillet 2026 par Bank Al-Maghrib.

D’apparence très technique, cette révision tarifaire traduit une ambition économique bien plus large. Il s’agit de rendre les paiements électroniques plus abordables pour les commerçants, d’élargir leur utilisation à des secteurs encore largement dominés par les espèces et d’installer progressivement la carte bancaire dans les gestes de consommation les plus ordinaires.

Pour les petites épiceries, les cafés, les commerces de quartier ou encore certains prestataires de services, le coût des transactions a longtemps constitué l’un des principaux motifs avancés pour refuser la carte. En abaissant le niveau de l’interchange, Bank Al-Maghrib cherche à réduire une composante importante du coût supporté par les opérateurs qui équipent les commerçants en terminaux de paiement.

Une précision demeure toutefois essentielle : le taux d’interchange ne correspond pas à la totalité de la commission facturée au commerçant. Il représente la part reversée par l’acquéreur monétique — l’établissement qui traite le paiement pour le commerce — à la banque ayant émis la carte du client. La baisse décidée par la Banque centrale doit donc permettre aux acquéreurs de réduire leurs propres tarifs, mais son effet réel dépendra de la manière dont cette économie sera répercutée sur les commerçants.

siaracash siaracash siaracash

Du quasi-monopole à la concurrence entre opérateurs

La réduction des frais intervient au moment où le marché marocain de l’acquisition monétique connaît une profonde transformation. Le Centre monétique interbancaire, longtemps placé au cœur du système, abandonne progressivement son activité commerciale d’acquisition au profit de nouveaux établissements de paiement et de filiales spécialisées.

Depuis le 1er novembre 2024, le CMI ne peut plus démarcher de nouveaux commerçants ni signer de nouveaux contrats d’affiliation aux terminaux de paiement et aux services de paiement en ligne. Son portefeuille devait être transféré progressivement, avec une échéance fixée au 31 janvier 2026 pour les contrats privés et au 30 avril pour ceux conclus avec les administrations et établissements publics.

Le CMI est ainsi appelé à évoluer vers une plateforme technique de traitement, ouverte aux différents acteurs dans des conditions équitables, transparentes et non discriminatoires. L’objectif consiste à passer d’un modèle dominé par un acquéreur unique à une architecture réunissant plusieurs opérateurs capables de rivaliser sur les tarifs, les services, la qualité des terminaux et l’accompagnement des commerçants.

Cette ouverture à la concurrence représente probablement l’un des leviers les plus importants de la réforme. La diminution de l’interchange, à elle seule, ne suffira pas à généraliser la carte si les frais fixes, le coût de location des terminaux, les délais de versement ou les conditions contractuelles restent peu attractifs. La multiplication des offres pourrait, en revanche, pousser les opérateurs à proposer des formules simplifiées et adaptées aux très petites entreprises.

Le commerce de proximité au centre de la réforme

Le plafond exceptionnel de 0,15 % accordé aux commerces de proximité constitue à cet égard un signal fort. Les autorités ciblent précisément les points de vente où l’usage du cash demeure le plus enraciné et où les marges sont parfois trop faibles pour absorber des commissions élevées.

La réussite de cette politique dépendra néanmoins de plusieurs autres facteurs : la disponibilité des terminaux, la qualité de la connexion, la simplicité des contrats, la rapidité du règlement sur les comptes des commerçants et l’acceptation des paiements de faible montant. Un commerçant acceptera difficilement la carte pour l’achat d’un pain, d’un café ou de quelques produits si le coût global de la transaction reste disproportionné.

Les nouvelles solutions utilisant un téléphone comme terminal de paiement, les offres sans engagement lourd ou les formules spécialement conçues pour les petits volumes pourraient ainsi jouer un rôle décisif. La concurrence devrait également favoriser l’innovation et éviter que la baisse réglementaire ne reste sans effet visible sur le terrain.

Une économie plus formalisée et plus sécurisée

Au-delà du confort offert aux consommateurs, l’élargissement du paiement électronique répond aussi à des enjeux de sécurité et de formalisation de l’économie. Les espèces peuvent être perdues, volées ou circuler en dehors des circuits comptables. La transaction électronique, elle, produit un enregistrement, simplifie la gestion et réduit les manipulations de liquidités.

Cette traçabilité facilite également la lutte contre la fraude, le blanchiment et certaines activités informelles. Elle ne signifie pas que tout paiement par carte devient automatiquement taxable ni que le cash va disparaître du jour au lendemain. Elle contribue cependant à intégrer davantage de transactions dans un environnement financier structuré.

La réforme peut également profiter aux Marocains résidant à l’étranger et aux touristes, souvent confrontés au refus de la carte dans de petites enseignes, des cafés, des taxis ou certains services locaux. Une acceptation plus large des paiements électroniques améliorerait leur expérience tout en réduisant la nécessité de transporter d’importantes sommes en espèces.

Ne pas exclure les citoyens éloignés du numérique

La transition vers une économie moins dépendante du cash devra toutefois rester inclusive. Une partie de la population demeure peu bancarisée, peu familiarisée avec les outils numériques ou installée dans des zones où les infrastructures sont insuffisantes. Le paiement en espèces conserve par ailleurs une fonction sociale importante pour les personnes âgées, les ménages modestes et les travailleurs du secteur informel.

L’enjeu n’est donc pas d’imposer brutalement la disparition du cash, mais de rendre les alternatives électroniques suffisamment simples, fiables et avantageuses pour qu’elles soient adoptées naturellement. Cette évolution devra s’accompagner d’une meilleure protection des consommateurs, d’une prévention renforcée contre les fraudes et d’une information claire sur les commissions et les recours disponibles.

Bank Al-Maghrib et le Conseil de la concurrence ont d’ailleurs annoncé qu’ils poursuivraient leur suivi du marché, avec l’objectif déclaré de garantir aux citoyens comme aux commerçants des solutions sûres, accessibles et proposées à des coûts compétitifs.

 

Le Maroc ne tourne donc pas encore la page des espèces. Il en réduit progressivement la centralité, en combinant régulation des tarifs, ouverture à la concurrence et modernisation des infrastructures. La baisse annoncée pour octobre 2026 constitue une nouvelle étape de cette transformation. Son succès se mesurera moins au taux affiché par Bank Al-Maghrib qu’à sa traduction concrète dans les factures des commerçants et dans la possibilité, pour les citoyens, de régler facilement leurs achats les plus courants.

Par Salma Semmar

5 Comments
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
kobel willy
5 heures il y a

combien de frais l utilisateur de carte va payais de frais a chaque fois

1
0
Répondre
Karioun
3 heures il y a

Il n’y a aucune facilité ni quoique ce soit qui permet au consommateur et du fournisseur vouloir adopter une carte de débit dont le taux reste très élevé.
Quelque soit le taux peut on m’expliquer pourquoi les banques pour le retrait dans khans ne comptent que 6 dirhams quelque soit le montant et qu’un fournisseur doit payer entre 0,65 (ou 0,50) et 4% alors que les marges sont minimes?
Pourquoi les compagnies aériennes pour les transactions en agences de voyages, n’acceptent pas les cartes de débit marocaines ( parce que nous n’avons pas de cartes de crédit).
Je ne vois pas comment en milieux rural nos paysans accepteront une carte de débit au lieu du cash!
Je ne vois pas pourquoi, toutes les dépenses doivent être répertoriées et savoir si j’ai acheté un jean ou 1/2 kilo de carottes ?
Demain ils me diront, non tu ne peux pas acheter 5 kilos de viandes, tu as dépassé ton quota mensuel.
Je ne veux pas être leur esclave et je refuserai l’obligation de n’utiliser qu’une carte de débit.

0
0
Répondre
Amine Tahiri
2 heures il y a

J’habite aux US et je peux vous dire que ce sera très mauvais pour la majorité des marocains, plus de 70% vivent difficilement , je peux vous prédire qu’ils ne pourront pas vivre avec des cartes ….. Le cash est du sûr , ça vous appartient, c’est la liberté de faire ce que l’on veut , sans le cash quand on est pauvre on ne peut pas vivre c’est impossible. Les européens qui préparent cette transition contre l’avis des populations est l’œuvre des mondialistes qui n’ont que faire des peuples et je peux vous assurer qu’ils vont tout droit contre un mur et un soulèvement des européens, ce que fait Von Der layen que personne ne connaît dans les populations en Europe se comporte comme une despote …. Bref , aux USA jamais on enlèvera le cash et c’est pour cela que ce sera tjs la première puissance financière mondiale et nous on veut suivre la France et une Europe en faillite ?Quelle erreur !!! Ça ne marchera pas en tte logique . Y a t il eu un sondage parmi la population à très faible revenu ? J en doute . Alors ne faites pas ça .

0
0
Répondre
Bennani
1 heure il y a

Ce sera non pour moi , j’ai arrêté d’acheter avec la carte de crédit , le cash c’est du certain et la liberté de posséder quelque chose de palpable sans BUG , en Europe ils font cela pour le contrôle des populations parce que l’Europe est en faillite mais nous ce n’est pas le cas , la majorité des marocains vivent au jour le jour et vous croyez qu’un mendiant ou une personne qui fait 2 ou 3 petits boulots va sortir une carte de crédit pour survivre ? Ou alors un aveugle ou un malvoyant ? Ou encore celui qui vend des babioles pour survivre sur survivre? Dieu merci on est pas l ´ Europe qui a ruiné son économie à travers des guerres sous le commandement des mondialistes qui veulent diminuer la population mondiale comme ils l’avouent dans leur discours afin de profiter des richesses de ce monde …Mais ne polémiquons pas , le Maroc le peut pas dire que ces plus de 80% des gens blanchissent pour survivre , cest une fausse excuse , c’est impossible et incompatible avec le mode de vie de notre société . Les maro ne l’accepteront jamais! A t on fait un sondage dans la population pour savoir si ils veulent être esclave et disparaître de la société ? Je ne pense pas ! Le Maroc n a pas à recevoir d’ordres des mondialistes ou autres prédateurs. Laissez les Marocains survivre .

0
0
Répondre

Abonnez-vous à notre newsletter

Catégories

  • ACTUALITÉS
  • Afrique
  • Amériques
  • Asie
  • Culture
  • Economie
  • ENTRETIENS
  • Entretiens et Dossiers
  • Europe
  • Faits divers
  • Femme
  • International
  • Interviews
  • Jeux
  • LE BAROMETRE
  • Lifestyle
  • Local
  • Maroc
  • Monde
  • National
  • Politique
  • Reportages
  • S-International
  • Santé
  • Sport
  • Technologie
  • Uncategorized
  • Videos
  • Viral

Actualités

Hammouchi décoré en Tunisie : une reconnaissance de son rôle clé dans la sécurité arabe

Hammouchi accorde une promotion exceptionnelle à un policier grièvement blessé en service à Kénitra

juillet 13, 2026
Face aux tensions avec l’Espagne, le Maroc s’impose dans les calculs stratégiques de Washington

Face aux tensions avec l’Espagne, le Maroc s’impose dans les calculs stratégiques de Washington

juillet 13, 2026

Abonnez-vous à notre newsletter

Suivez-nous

  • Contactez Nous

Actu-maroc fait peau neuve pour une meilleure visibilité et pour se mettre à la hauteur des attentes.

© 2024 Actu-Maroc - Tous droits réservés 2024- Made by ProWeb Media 

  • Publicités
  • Politique de confidentialité
  • Conditions d’utilisation
  • RGPD

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
No Result
View All Result
  • ACCUEIL
  • ACTUALITÉS
    • All
    • Faits divers
    • International
    • Maroc
    • LE BAROMETRE
  • Culture
  • Politique
  • Economie
  • Sport
    • Entretiens et Dossiers
    • S-International
    • National
  • Lifestyle
  • Femme
  • Videos
  • ENTRETIENS
    • Interviews
    • Reportages
  • Publicités
  • Contact

© 2022 Actu-maroc.com

wpDiscuz
5
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x
()
x
| Répondre
siaracash
×