Ces derniers jours, à l’approche des élections législatives, de nombreux électeurs marocains appelés à se rendre aux urnes le 23 septembre semblent gagnés par un profond sentiment de désillusion, au point que certains envisageraient de ne pas se présenter dans les bureaux de vote. Cette réaction intervient après avoir assisté à des pratiques jugées particulièrement révoltantes de la part de certains candidats.
Le Maroc assiste ainsi, au moment même où les appels à la participation électorale se multiplient, à un phénomène pour le moins déroutant. Des candidats déjà engagés sous les couleurs d’une formation politique ont soudainement décidé de rejoindre un parti rival dans la même circonscription, déstabilisant ainsi les électeurs qui s’apprêtaient à voter pour eux, pour leur parti d’origine et pour le programme qu’ils étaient censés défendre.
Sous le coup de la colère et profondément désabusés par ces revirements difficilement compréhensibles, sauf à les attribuer à des motivations peu compatibles avec l’éthique politique, des électeurs pourtant proches de ces « candidats caméléons » auraient décidé de s’abstenir le jour du scrutin. Une telle attitude pourrait porter un coup sérieux à la participation électorale, d’autant que cette tendance ne semble pas concerner un seul parti, mais plusieurs formations de premier plan.
Le cas le plus emblématique reste celui des provinces sahariennes, où le PAM et l’Istiqlal se livrent une bataille ouverte pour attirer les candidats les plus susceptibles de réaliser un score important le 23 septembre. Cette compétition est particulièrement visible dans certaines circonscriptions stratégiques, où chaque parti espère conquérir des villes, bousculer des notables installés depuis de longues années et transformer ces territoires en véritables fiefs électoraux.
Cette transhumance politique s’est donc réveillée avec fracas, notamment dans les provinces sahariennes, dans la perspective de scrutins qui revêtent une importance particulière dans le contexte du plan d’autonomie. Une telle manière de procéder aurait toutefois pu être évitée, tant elle risque d’alimenter la défiance des citoyens et d’annoncer une campagne électorale placée sous le signe de la confusion et du désenchantement.
Par Jalil Nouri












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Quoi de plus normal, un parti cherche le pouvoir, un candidat veut faire évoluer les choses mais n’a aucun pouvoir tout seul. Système inutile. Sans obliger des comptes à rendre et une obligation de réaliser un programme étudié, réalisable, et basé sur la vérité, ce genre de lutte de pouvoir n’est que la conséquence d’un système où seul le vote prime. Jouer aux jeux de hasard est haram, alors pourquoi accepter un système basé sur l’ignorance et la probabilité ? Ceux qui jouent au jeu de hasard cherche uniquement l’argent, ceux qui jouent en politique où seul le vote prime cherche uniquement le pouvoir. On mérite un système qui guide vers des objectifs plus nobles.