Trois formations, et non des moindres, le PAM, le RNI et l’Istiqlal, ont choisi les provinces sahariennes comme terrain d’une bataille politique particulièrement âpre, dans l’objectif d’y consolider leurs positions avant la mise en œuvre du plan d’autonomie. Une compétition qui s’accompagne toutefois de pratiques de débauchage de notables et de figures influentes de la scène locale.
En politique comme à la guerre, tous les coups semblent permis, y compris entre les partis partenaires de la majorité et membres d’un gouvernement arrivé au terme de son mandat. Chacun mobilise ses réseaux, ses moyens et son influence afin d’asseoir sa suprématie. À mesure que se rapproche l’échéance des élections législatives du 23 septembre, cette confrontation gagne en intensité et atteint des proportions rarement observées jusqu’ici.
L’enjeu de cette course au ralliement de candidats à fort potentiel électoral est récemment apparu au grand jour, avec le changement d’étiquette de plusieurs grandes figures de la politique locale, parfois sans annonce préalable et sous divers prétextes. Mais derrière ces mouvements se dessine surtout l’avenir institutionnel de la région, à l’approche de l’application du plan d’autonomie.
Cette perspective nourrit les appétits politiques autour du futur gouvernement autonome appelé à prendre les rênes de ces provinces, ainsi que des conseils régionaux qui seront chargés de gérer les affaires locales en lieu et place de l’administration centrale et du prochain gouvernement issu du scrutin de 2026.
Alors que l’actuel exécutif vit ses derniers mois, toute l’attention des partis de la majorité semble désormais se concentrer sur les provinces sahariennes. Non pas uniquement dans une logique de développement, mais aussi dans une surenchère politique de plus en plus visible, chacun cherchant à s’y imposer durablement et à contrôler les futurs centres de décision.
Par Jalil Nouri












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