Plus de trente ans après la fermeture de la frontière terrestre entre le Maroc et l’Algérie, le débat sur une éventuelle réouverture revient régulièrement au premier plan sans qu’aucune avancée concrète ne voie le jour. Si un dégel diplomatique complet semble encore éloigné, plusieurs experts estiment qu’une approche progressive pourrait constituer une alternative réaliste, capable de replacer l’humain au cœur d’un dossier longtemps dominé par les considérations politiques.
Dans une récente étude consacrée aux relations maroco-algériennes, le Policy Center for the New South préconise une stratégie graduelle plutôt qu’une réouverture totale et immédiate. Les auteurs suggèrent de privilégier, dans un premier temps, les situations à caractère familial, humanitaire et académique, sans attendre un règlement global des différends qui opposent Rabat et Alger, notamment autour de la question du Sahara.
L’idée consiste à permettre aux familles séparées depuis des décennies de se retrouver dans un cadre strictement réglementé, à faciliter les déplacements liés aux urgences médicales ou aux événements familiaux, ainsi qu’à encourager les échanges universitaires et scientifiques entre les deux pays. Ces mesures resteraient limitées, sécurisées et négociées afin de rassurer les autorités des deux côtés de la frontière.
Pour les chercheurs, une telle initiative dépasserait largement le simple nombre de bénéficiaires. Elle permettrait de recréer progressivement une culture de mobilité entre deux peuples dont les liens historiques, linguistiques, culturels et familiaux demeurent profonds malgré plus de trois décennies de fermeture.
Depuis 1994, cette frontière est devenue bien plus qu’une simple ligne de séparation géographique. Elle a profondément bouleversé la vie de milliers de familles, freiné les échanges humains, économiques et culturels, tout en alimentant une méfiance réciproque qui s’est installée avec le temps.
Les auteurs du rapport considèrent ainsi que les questions humanitaires ne devraient pas rester prisonnières des tensions politiques. Selon eux, des mécanismes techniques pourraient être mis en place pour gérer les passages autorisés, les situations d’urgence ou encore les échanges universitaires, sans pour autant remettre en cause les positions respectives des deux États sur leurs dossiers sensibles.
Une autre voie possible : des postes-frontières à vocation exclusivement humanitaire
Au-delà de cette proposition, une autre alternative pourrait permettre d’amorcer la confiance entre Rabat et Alger : l’ouverture de postes-frontières à vocation exclusivement humanitaire, fonctionnant quelques jours par semaine, sur autorisation préalable et sous contrôle conjoint des autorités compétentes.
Ces points de passage pourraient être réservés aux familles disposant de liens de parenté directs, aux personnes nécessitant des soins médicaux, aux étudiants, aux chercheurs, ainsi qu’aux délégations sportives, culturelles et religieuses. Une telle formule présenterait plusieurs avantages : elle permettrait de tester progressivement les dispositifs de sécurité, de mesurer les bénéfices d’une coopération limitée et de préparer, à terme, une réouverture plus large si le climat politique venait à s’améliorer.
Les raisons plaidant en faveur d’une telle initiative sont nombreuses. Elle contribuerait d’abord à soulager des milliers de familles contraintes, depuis plus de trente ans, de passer par des pays tiers pour se retrouver. Elle favoriserait ensuite les échanges universitaires, scientifiques et culturels, indispensables au rapprochement des nouvelles générations. Sur le plan économique, une reprise progressive des flux profiterait aux régions frontalières, longtemps pénalisées par cette fermeture, tout en ouvrant de nouvelles perspectives commerciales pour les deux pays.
Enfin, une telle démarche constituerait un signal fort adressé aux peuples des deux rives de la frontière : celui d’une volonté de privilégier les intérêts des citoyens, sans attendre que tous les différends politiques trouvent une solution définitive. Car si la diplomatie exige parfois du temps, les impératifs humains, eux, ne devraient pas rester indéfiniment suspendus aux aléas des relations entre États.












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Vous rêvez avec les généraux qui gouvernent l’Algérie …
On veut pas de réouverture et nous n’avons ni la même histoire, ni la même culture et même la langue est différente. Qu’ils restent chez eux on a déjà beaucoup de franco karghoulis qui pense que le Maroc c’est chez eux. Chacun chez soi et les vaches seront bien gardés
Excellente initiative donnant la priorité aux considérations humanitaires par delà les contraintes liées à la politique et la diplomatie…
Seules les familles devraient bénéficier de la réouverture des frontières algéro-marocaines et ce de façon définitive pour éviter les nuisances que provoqueraient les voyous que ne manquerait pas de nous envoyer la junte mafieuse stalino-fasciste d’Alger. De plus, les autorités marocaines devraient imposer un visa strict aux ressortissants algériens qui voudraient venir au Maroc par les voies aériennes ou maritimes avec l’exigence d’un billet de transport pour le retour, la preuve d’une réservation payée dans un hôtel et la production de moyens de paiements suffisants pour couvrir leur séjour.
Quant aux naïfs marocains, ils doivent cesser de manifester la moindre bienveillance à ces ingrats.
La seule solution est l’anéantissement total de ce régime militaro mafieux fasciste. Il prend en otage toute la population algérienne et pas que les frontaliers.
Une fois balayé soit par un coup d’état salvateur ou des manifestations pacifistes, on peut entamer des négociations avec le nouveau régime démocratique pour régler tous les différents entre les deux pays, y compris le Sahara Oriental.