Il est des signes qui ne trompent pas. Le retour sur le devant de la scène de l’ancien président du RNI, qui avait pourtant annoncé son retrait de la vie politique, en est un. Son intervention, le week-end dernier à Dakhla, lors d’un meeting de son parti, a marqué les esprits par la fermeté de son ton et la virulence de son discours.
Reprenant l’offensive avec vigueur contre le PAM, il a donné l’impression de préparer une confrontation directe avec cette formation lors des élections législatives de septembre. Devant une salle acquise à sa cause, et sous le regard d’un successeur visiblement éclipsé par cette apparition inattendue, il n’a pas ménagé ses critiques, imputant au parti rival toutes les erreurs politiques et les failles de sa stratégie électorale, alors même que la campagne n’a pas encore véritablement commencé.
L’ancien patron du RNI n’a pas fait dans la demi-mesure. Il a promis au PAM une bataille jusqu’au bout, dans le respect des règles démocratiques, tout en laissant entendre que cette formation abordait l’échéance dans une position de faiblesse. À ses yeux, le PAM ressemble à un navire sans gouvernail, dont ni la liste définitive des candidats ni le programme politique ne sont encore totalement finalisés, laissant planer le doute sur son niveau réel de préparation.
Cette sortie, aussi remarquée qu’inattendue, ponctuée de critiques acerbes et d’un ton inhabituellement offensif, laisse penser qu’Aziz Akhannouch n’a pas dit son dernier mot au sein du RNI. Bien qu’il ne soit plus à la tête du parti, il semble en conserver une influence déterminante, capable de mobiliser ses troupes en vue d’un affrontement électoral qui s’annonce particulièrement disputé.
À entendre ce discours, tout porte à croire que le RNI et le PAM se préparent déjà à croiser le fer dans une véritable finale politique, dont un seul sortira vainqueur. Un scénario qui pourrait, si la rivalité continue de s’exacerber, compliquer toute perspective de gouvernance commune après les élections, tandis que l’actuel chef du gouvernement semble, lui aussi, déterminé à solder de vieux différends politiques.
Par Jalil Nouri












Contactez Nous
Bien sûr il n’a pas dit son dernier mot
Voir ce qui ce passe à Ceuta…