Pour les partis qui ont pris les devants, les noms des ministres de l’actuel gouvernement appelés à briguer un siège à la Chambre des représentants dans les circonscriptions retenues commencent à être dévoilés.
Le PAM, qui affiche déjà son ambition de terminer en tête des prochaines élections législatives, est la formation qui aligne le plus grand nombre de membres de l’actuel Exécutif. Pas moins de six ministres seront candidats, en attendant une éventuelle entrée en lice de Faouzi Lakjaâ, dont la candidature est toujours attendue. Leur élection leur conférerait une légitimité populaire, même si, en cas de victoire de leur parti, ils pourraient ensuite renoncer à leur mandat parlementaire pour retrouver leur portefeuille ministériel, un scénario que la direction du PAM semble considérer comme tout à fait plausible.
Figurent sur cette liste Fatima-Zahra Mansouri, ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice, Mohamed Mehdi Bensaïd, ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Azzedine Midaoui, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, ainsi qu’Adib Benbrahim, secrétaire d’État chargé de l’Habitat. Une véritable « équipe gouvernementale » qui traduit les ambitions électorales du PAM.
Au Rassemblement national des indépendants (RNI), quatre membres du gouvernement sont annoncés candidats : Ahmed El Bouari, ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch ayant choisi de ne pas briguer de siège, Mustapha Baitas, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, Karim Zidane, ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, ainsi que Lahcen Saadi, secrétaire d’État chargé de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire.
Du côté du Parti de l’Istiqlal, le secrétaire général Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau, repartira au combat dans son fief électoral. Il sera accompagné d’Abdessamad Kayouh, ministre du Transport et de la Logistique, fidèle à son bastion familial du Souss, ainsi que de Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce, dont les nombreuses sorties médiatiques controversées et un bilan jugé mitigé par ses détracteurs continuent d’alimenter les débats.
La publication progressive de ces listes relance une nouvelle fois le débat sur le cumul des fonctions ministérielles et parlementaires en période électorale. Nombre d’observateurs s’interrogent sur la conformité de cette situation avec l’esprit de la Constitution, mais aussi sur l’avantage que procure à ces candidats leur statut de ministre. Entre obligations gouvernementales et campagne électorale, la frontière apparaît parfois ténue, au risque de donner le sentiment que la gestion des affaires publiques passe au second plan au profit de la conquête des suffrages.
Par Jalil Nouri












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