Le secteur énergétique marocain affiche une nette reprise de ses approvisionnements en gaz naturel. Selon les données publiées par la plateforme Attaqa, le Royaume a importé 991 gigawattheures (GWh) en juillet 2026 via le gazoduc Maghreb-Europe fonctionnant en flux inversé depuis l’Espagne. Ce volume marque une hausse mensuelle de 15,4 % par rapport à juin (859 GWh) et confirme le redressement amorcé après le creux historique d’avril dernier, où les livraisons s’étaient effondrées à 377 GWh.
Sur l’ensemble des sept premiers mois de l’année 2026, le cumul des importations s’établit à 4,98 terawattheures (TWh), contre 5,74 TWh sur la même période en 2025. Ce léger retrait annuel de 13,2 % s’explique par les tensions et les ajustements logistiques survenus au premier trimestre sur le marché mondial du gaz naturel liquéfié (GNL). Les volumes ont néanmoins retrouvé leur niveau de juillet 2025 (992 GWh), attestant de la stabilisation des flux estivaux.
Ne disposant pas de production nationale significative, le Maroc s’appuie sur la regazéification de ses cargaisons de GNL dans les terminaux espagnols avant leur réexpédition par canalisation. Cette coopération stratégique avec la péninsule Ibérique garantit l’approvisionnement des centrales électriques nationales et du tissu industriel. Les données de suivi transmises par la gestionnaire espagnole CORES soulignent le rôle pivot de ce corridor méditerranéen dans la sécurité énergétique du Royaume.
Cette remontée des volumes s’inscrit dans le cadre de la feuille de route du ministère de l’Énergie, qui anticipe une hausse structurelle de la demande pour atteindre 8 milliards de mètres cubes à l’horizon 2027. En substituant progressivement le gaz au charbon thermique dans le mix électrique, le Maroc vise à accélérer sa transition décarbonée tout en sécurisant la flexibilité de son réseau face à la montée en puissance des énergies renouvelables.












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