La Fédération sud-coréenne de football (KFA) traverse une crise institutionnelle sans précédent. Confrontée à une vague de révélations explosives et à l’élimination prématurée de la sélection nationale dès la phase de groupes de la Coupe du Monde 2026, l’instance dirigeante a publié un communiqué officiel pour présenter ses excuses publiques, tentant de regagner une crédibilité mise à mal.
Cette tempête médiatique trouve en partie sa source dans la nomination controversée, en 2024, du sélectionneur Hong Myung-boo. Vivement contestée dès l’origine, cette désignation a tourné au fiasco après l’échec de l’équipe au Mondial, poussant l’entraîneur à la démission. Malgré ce départ, la défiance du public et des observateurs reste totale envers les méthodes de gouvernance de la fédération.
Le scandale a pris une tournure bien plus grave avec la divulgation, par le radiodiffuseur JTBC, d’une enquête gouvernementale menée en 2016 et tenue secrète jusqu’alors. Les investigations révèlent qu’entre 2011 et 2012, la fédération a fourni des services d’hospitalité inappropriés — incluant des prestations à caractère sexuel — à des arbitres internationaux et à des responsables de la fédération chinoise afin d’influencer de prétendues issues de matchs.
Cette affaire de corruption, combinée au fiasco sportif, a déclenché une onde de choc politique majeure menant à des auditions parlementaires sous serment. Tout en implorant le pardon et en assurant que de telles pratiques ont été définitivement radiées de ses méthodes, la KFA fait face à une exigence radicale de transparence et de restructuration en profondeur de son administration.












Contactez Nous