La FRMF, la Fédération Royale Marocaine de Football, a décidé de sonner la fin de la récréation pour la pousse fertile des académies privées de football venues empiéter en toute illégalité sur son domaine exclusif en profitant d’un vide juridique désormais banni.
Dans un communiqué mettant fin aux abus dans un domaine devenu source de nombreux profits alimentant des caisses privées au détriment du développement et de la généralisation de la formation nationale en matière de football, respectant des normes en adéquation avec les lignes directrices dictées par les pouvoirs publics, la Fédération a voulu signifier un coup de pied dans la fourmilière des académies privées portant l’enseigne de clubs européens comme franchise monnayée guidée par les seuls profits.
Au fil des ans, l’initiation et le perfectionnement des talents sont devenus un commerce éloigné des considérations sportives, soit pour s’ériger en agents de futures carrières sportives, soit pour faire croire aux parents que leur rejeton sera une grande star à condition de rester dans l’académie dès le plus jeune âge et jusqu’à l’âge adulte, soit durant jusqu’à 10 ans sans résultat, sauf celui du football de loisir et non une véritable académie, telle celle de Mohammed VI où les enseignements des bases du football sont prodigués scientifiquement dans le respect du cursus scolaire.
Précision qui a son importance, la désormais interdiction d’appellation d’académie de football ne s’applique qu’aux entités portant le nom de clubs étrangers de football, à l’exception des clubs marocains et celles bénéficiant d’autorisation dûment délivrée par cette Fédération qui n’exclut pas de poursuivre en justice tous les récalcitrants.
La question à présent est de savoir comment réagiront les clubs étrangers visés par cette interdiction et s’il ne fallait pas reporter cette décision au-delà de 2030 pour éviter que ce remue-ménage ne soit exploité à des fins moins objectives portant atteinte à l’image du Maroc comme co-organisateur de la Coupe du monde, avec des recours éventuels d’un tir groupé de ces clubs devant le TAS, le Tribunal International du Sport.
Par Jalil Nouri












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