Le président américain Donald Trump a jeté tout son poids politique dans la crise institutionnelle qui secoue la FIFA en prenant publiquement la défense de son président, Gianni Infantino. Sur sa plateforme Truth Social, le chef d’État américain a adressé un message d’une rare fermeté aux détracteurs du dirigeant suisse-italien, affirmant que remplacer l’actuel patron du football mondial constituerait une « erreur fondamentale ». Ce soutien de poids intervient alors que plusieurs confédérations continentales exigent ouvertement la démission du chef de l’instance suprême.
Pour appuyer son plaidoyer, Donald Trump a qualifié Infantino de responsable « remarquable », lui attribuant le succès commercial et populaire du Mondial 2026 qui vient de se achever en Amérique du Nord. Le président américain a soutenu que les futures compétitions ne connaîtraient jamais un tel niveau de rentabilité en cas de départ du dirigeant. Cette prise de position s’inscrit dans la continuité d’une proximité assumée entre les deux hommes, marquée notamment par la remise à Trump du « FIFA Peace Award » fin 2025.
Ce soutien présidentiel crée néanmoins un décalage saisissant avec la position de la propre fédération américaine de football (US Soccer). L’instance nationale, appuyée par le Canada et plusieurs fédérations de la zone CONCACAF, a officiellement désavoué la gestion d’Infantino. Ce désaccord ouvert illustre la fracture profonde entre la vision d’affaires portée par la Maison-Blanche et le rejet exprimé par les instances sportives continentales.
Gianni Infantino traverse une crise de légitimité sans précédent après l’échec de son projet controversé d’ouverture de la FIFA à des investisseurs privés, perçu comme un manque de transparence par les confédérations. Alors que le dirigeant vise un nouveau mandat à la tête de l’organisation, l’intervention de Donald Trump — bien que politiquement spectaculaire — ne suffit pas à éteindre la fronde des fédérations majeures qui réclament une réforme en profondeur de la gouvernance du football mondial.












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Stanley Rous a vécu pire , havelange fut traîné en justice , sepp blatter condamné et maintenant infantino… être president de la FIFA c’est être sous le feu des critiques.