La Cour pénale centrale de Damas a rendu des jugements historiques marquant une étape symbolique dans le processus de justice post-régime en Syrie. Réunie pour juger les exactions commises depuis 2011, la juridiction a prononcé la peine de mort par contumace à l’encontre de plusieurs hauts dirigeants du gouvernement déchu, dont l’ancien président Bachar al-Assad et son frère Maher al-Assad, assortissant ces décisions de mandats d’arrêt internationaux.
La Cour a retenu contre Bachar al-Assad les qualifications de crimes contre l’humanité et de meurtres intentionnels, le désignant comme l’auteur principal de facto des atrocités perpétrées contre la population. La justice syrienne a consacré la responsabilité du commandement pour l’ensemble des exactions commises sous son autorité, tandis que son frère Maher, ancien chef de la Garde républicaine, a été condamné pour son rôle direct dans la répression militaire.
Parmi les autres personnalités sanctionnées figure Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Daraa et cousin de l’ex-président. À l’issue de huit sessions d’audiences consacrées à l’examen des preuves et des témoignages, la Cour l’a reconnu coupable de tortures à mort, d’arrestations massives et du meurtre d’enfants de moins de quinze ans lors du siège de la mosquée Al-Omari et des manifestations de 2011.
Bien que les condamnés demeurent en fuite, ces sentences établissent un cadre juridique documenté destiné à lutter contre l’impunité et à poser les bases de la mémoire nationale. En s’appuyant sur la coopération judiciaire internationale pour faire exécuter ces mandats, le nouveau système judiciaire syrien entend réaffirmer le droit des victimes à la vérité et au châtiment des responsables des crimes de guerre.











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