Toujours liés par une charte de la majorité, du moins jusqu’à nouvel ordre, les partis la formant et unis jusqu’à il y a quelques jours ont vu leur bloc se désagréger dans une course sans cadeaux à la pêche aux candidats bien placés pour remporter des circonscriptions, avec leurs leaders s’évitant au lieu de s’invitant cordialement.
Les chefs des partis formant cette majorité ne se parlent plus à propos des dossiers importants et des affaires des citoyens, sauf pour communiquer par courrier électronique sur les urgences, préférant consacrer tout leur temps aux réunions partisanes et meetings régionaux, aux choix des candidats sur les listes dressées en comité restreint, sans éviter au passage de dire en public des méchancetés aux partis adverses.
Akhannouch, bien que démissionnaire de la direction du RNI, Lakjâa, membre influent à peine arrivé, ou bien un Nizar Baraka de l’Istiqlal ont animé la vie politique de ces derniers jours, non pas avec les programmes politiques présentés, mais plutôt par les critiques acerbes de la gestion publique de chacun, bien que liés par un pacte de solidarité gouvernementale qui a volé en éclats au grand jour, bien avant d’entrer dans cette période préélectorale. Ceci pousse à croire que leur union de façade n’était que du vernis s’étant dissipé avec leurs ambitions électorales et politiques.
Il ne faudra guère s’étonner alors de voir la prochaine campagne, entrant dans le vif du sujet, déraper dès le premier virage en cédant devant la poussée de ces tiraillements regrettables qui pourraient bien leur valoir, une nouvelle fois, un vote-sanction pour les renvoyer dos à dos. Mais nous n’y sommes pas encore.
Par Jalil Nouri












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