Il est le rare ministre à s’abstenir de quitter son bureau au sein du département de l’Intérieur en cette période très chargée où les chemins sont semés d’embûches.
L’homme ne doit pas dormir beaucoup non plus avec l’alerte générale maintenue depuis plusieurs jours en raison de la menace que fait peser la possibilité d’un nouveau franchissement de la frontière avec l’enclave espagnole, qui a mis à mal les relations entre les deux pays dans une crise qui a débordé pour son exploitation par l’opposition espagnole, dont le nouveau mot d’ordre est la demande pressante de convocation de l’ambassadrice du Maroc à Madrid sous le prétexte d’un laxisme attribué à Rabat.
Dans toutes les villes, les déplacements en bande de jeunes en cette période de vacances ont été refoulés et les gares routières ainsi que ferroviaires ont vu des contrôles s’établir en amont aux guichets pour prévenir cette migration massive à laquelle les réseaux sociaux continuent d’appeler pour les prochaines heures.
Rien que pour cela, le téléphone du ministre ne doit pas cesser de sonner pour le garder scotché à son appareil et le faire tenir réunion sur réunion de coordination dans le nord du pays.
De plus, et sur un autre volet de ces événements autour de Ceuta, dont les axes y menant sont filtrés et qui a vu la ville voisine de Fnidek totalement bouclée par les forces de l’ordre, ne laissant entrer que les voyageurs en famille ou adultes se rendant en Espagne, comme les nombreux MRE rejoignant leurs pays d’accueil après le congé annuel au Maroc. Les minutes doivent se compter pour le ministre, qui fait et fera tout pour que la première tentative de ruée vers Ceuta ne se répète pas au moment où aucune réunion avec son homologue espagnol n’est sur l’agenda, pour laisser planer le doute sur une réelle coordination de haut niveau entre les deux pays, pourtant liés par un partenariat dans la lutte contre l’immigration illégale.
Sans s’accorder de répit, Abdelouafi Laftit doit également et parallèlement scruter de près les préparatifs et les mouvements des partis en vue des élections législatives prévues dans un peu plus d’un mois, sans oublier le lancement officiel et effectif dans les prochains jours du chantier stratégique sur le Programme de Développement Territorial, dont le fonds qui doit le financer vient d’être confié au ministre du Budget.
De ce fait et au vu de toutes ses obligations, il ne pourra respirer relativement et s’accorder quelques jours de repos qu’au lendemain des résultats des élections, de la nomination du nouveau gouvernement qui en découlera et de l’ouverture du Parlement.
Par Jalil Nouri












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Il est temps pour le Maroc de S occuper enfin des problèmes sociaux cette misère pousse des millions de marocains a souhaiter quitter le pays