Aucun parti n’y échappe en ces temps où les ambitions s’aiguisent et où la course aux sièges parlementaires, puis aux postes ministériels, bat son plein : frondes, colères, claquements de porte, migrations vers les formations adverses… Chaque parti vit, plus ou moins silencieusement, ses propres tensions.
USFP, PPS, MP, PAM, RNI, Istiqlal… chacun tente, tant bien que mal, de dissimuler ses déchirements internes. Les mécontents alimentent ainsi le phénomène de la transhumance politique, qui ronge l’ensemble des formations. Leurs directions semblent parfois en minimiser les conséquences, préférant éviter le dialogue avec ceux qui choisissent de migrer vers d’autres cieux plutôt que de rester cantonnés à des rôles de figurants. Le clientélisme, régulièrement dénoncé en interne, apparaît d’ailleurs comme l’une des principales causes de cette désaffection.
Les départs de militants de base n’ayant pas obtenu l’accréditation nécessaire pour se présenter aux élections législatives du 23 septembre prochain sont particulièrement nombreux à l’approche de ce scrutin. Un phénomène encouragé par l’absence de véritable éthique et de consensus entre formations rivales, certaines n’hésitant pas à ouvrir leurs portes aux déçus des partis concurrents dès lors qu’ils peuvent leur permettre de conquérir une circonscription.
Une pratique qui finit également par dérouter les électeurs, lesquels peuvent légitimement se demander pour qui, mais surtout pour quoi, ils votent lorsqu’un candidat défend aujourd’hui les couleurs d’un parti qu’il combattait encore hier.
Ces incessants mouvements d’un parti à l’autre, auxquels s’ajoutent la confusion des programmes et l’effacement progressif des frontières idéologiques, ne seront certainement pas étrangers à une éventuelle faiblesse du taux de participation le jour du scrutin.
Et ce, au moment même où le ministère de l’Intérieur déploie d’importants efforts et mobilise des moyens considérables pour assurer le bon déroulement et la réussite de ces élections.
Car à force de changer de parti comme de maillot, c’est finalement la crédibilité de toute la classe politique qui risque d’en payer le prix.
Par Jalil Nouri












Contactez Nous
Ils doivent le savoir même les campagnes où le taux de participation était élevé sont devenues récalcitrantes et parlent de d’ abstenir de voter quant à la ville si ça frôle les 20% ils seront heureux de ce chiffre. Les marocains ont compris ce jeu de profiteurs. À bon entendeur