Affaiblie par ses résultats lors du précédent scrutin, la formation islamiste du PJD n’est pas au mieux de sa forme en 2026 et s’apprête à se présenter en position de faiblesse.
Sans grande originalité, son programme pour 2026 semble avoir été élaboré de pure forme, car le parti dirigé par le leader vieillissant et auteur de dérapages répétés, Abdelilah Benkirane, susceptibles de le sanctionner le 23 septembre une nouvelle fois, ne pense plus qu’aux conséquences auxquelles une nouvelle défaite pourrait conduire.
En d’autres termes, le PJD n’est pas, dès à présent, loin de son crépuscule et de profonds changements à sa tête ainsi que de changements profonds dans son positionnement sur la scène politique nationale. Avec un record de pas moins de 467 mesures mêlant à la fois le social, l’économie, la politique et les enseignements de l’Islam, le parti a fait fort en proposant de porter l’imposition des entreprises-leaders en situation de monopole à 40 %, notamment celles des carburants, des télécoms…
Autre point saillant de ce programme, en politique cette fois-ci, la mise en œuvre d’une réforme du code électoral actuel qu’il prétend défavorisant pour son statut réel, le refus de toute poursuite des relations avec Israël, cette dernière proposition lui permettant de jouer sur la fibre des Marocains pour attirer les électeurs qui pourraient le rejoindre ou pour reprendre leur carte d’adhérent après l’avoir rendue.
Faute de suffisamment de cadres et d’experts de haut calibre rodés à la gestion des affaires publiques et de figures nouvelles dans son état-major, usé par ses deux expériences à la tête du gouvernement, le PJD pourrait espérer tout au plus parvenir à former, avec difficulté, un modeste groupe parlementaire à la Chambre des représentants, avec zéro ambition de diriger une nouvelle fois le gouvernement.












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