Parallèlement au pouvoir d’achat, nettement malmené par les augmentations répétées à tous les niveaux, comme le carburant et le secteur de la santé, celui de l’enseignement fait figure de principale préoccupation des familles marocaines, qu’il s’agisse du préscolaire, du primaire, du secondaire jusqu’au cycle universitaire. Les témoignages dans les médias ou sur les réseaux sociaux abondent largement en ce sens.
L’enseignement dans le secteur privé, dont les prix s’envolent d’année en année et qui faisait jadis figure d’alternative unique au secteur public, voit sa suprématie et sa qualité bousculées par un changement inattendu : celui de voir de nombreuses familles désinscrire leurs enfants du privé pour les remettre dans une école publique qui retrouve des couleurs avec les performances réalisées par les structures pionnières aujourd’hui en vogue, malgré la polémique qui les entoure.
Le parti qui aura ainsi une solution miracle pour le secteur de l’enseignement pourra compter sur une nette victoire, car il est de plus en plus prouvé que les Marocains sont prêts à tous les sacrifices pour bien scolariser leurs enfants, au prix de privations. Le futur Parlement aura une nouvelle fois fort à faire pour répondre à cette attente durable et exigeante.
Traversant la plus grave crise de leur histoire et bien qu’elles relèvent du gouvernement français, les écoles de la Mission présentent de moins en moins d’attrait pour les familles aisées qui, en guise de réponse, préfèrent sortir de cette dépendance pour se jeter dans les bras de plusieurs écoles étrangères, proposant différentes langues et toujours plus nombreuses à s’installer, certaines qu’elles représentent l’avenir.
Ce dossier des écoles étrangères est toujours d’actualité et pousse certains à parler d’un enseignement à plusieurs vitesses dans le pays.
Bien inspiré, là aussi, celui qui pourra lancer le débat national sur un système d’éducation national, au moment où ses concurrents réussissent là où il lui est reproché de faillir à sa mission, certains allant jusqu’à le déclarer en faillite malgré les budgets colossaux qu’il absorbe.
Ce débat tant attendu et porteur d’espoirs pour tous les Marocains et leur avenir méritera, quel que soit le parti qui dirigera le pays, tout l’intérêt, identique à celui porté à la prochaine Coupe du monde, loin des seules considérations budgétaires et du financement d’une réforme.
Par Jalil Nouri












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