Les réseaux sociaux et le bouche-à-oreille n’ont pas tardé à se mettre au service des candidats les plus irrespectueux de la loi encadrant les élections législatives du 23 courant, sans craindre de représailles sévères de la part des autorités.
Profitant de l’anonymat de faux comptes non identifiables, des énergumènes, dans plusieurs villes, promettent ouvertement des billets allant de 200 jusqu’à 500 DH, en demandant aux électeurs de se manifester s’ils sont concernés par les circonscriptions où l’argent sale coulera à flot, en laissant leurs coordonnées à l’auteur de la proposition.
Cette pratique condamnable, remontant à la nuit des temps, s’appuie désormais sur de nouveaux moyens, loin du porte-à-porte repérable et du bouche-à-oreille plus classiques. Reste qu’il faut compter, face à ce fléau à combattre énergiquement, sur les mesures idoines prises en amont à titre préventif et sur les services spécialisés de la Sûreté nationale, chargés de la traçabilité des bandes mafieuses et de leurs commanditaires, qui seront débusqués en temps opportun, avant ou pendant le jour du vote, et au moment de l’annulation du résultat contesté après le scrutin.
Toujours est-il que ce défi de la lutte contre les achats massifs de voix et les sommes considérables utilisées reste d’une grande importance pour effacer toutes les suspicions et éviter l’atteinte à la crédibilité du scrutin, après l’adoption d’une loi et d’un règlement sévères.












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