L’envoyé spécial du président américain, Massad Boulos, dont la mission vise à trouver une solution définitive au conflit artificiel autour du Sahara marocain, a repris, sans trop d’espoirs, le week-end dernier, son bâton de pèlerin en se rendant à Alger pour la troisième fois en quelques mois, preuve, s’il en est, que l’Algérie est partie prenante.
Bien qu’elle réfute tout constat contraire, cette dernière se force à être aux petits soins avec l’envoyé de la Maison-Blanche à chacune de ses visites, la dernière, toute récente, intervenant après un long intervalle de pause de sa médiation et de silence. Un silence qui sera maintenu d’ailleurs après ses entretiens peu concluants avec le chef de la diplomatie algérienne, Attaf, et celui de l’État, Tebboune, après quoi les interrogations se sont multipliées pour savoir s’il se rendra au Maroc dans une seconde étape ou bien s’il retournera les mains vides à Washington après avoir patiemment tenté d’obtenir des concessions d’Alger, sauf avec un chantage pour renforcer ses relations avec les USA.
Il n’empêche qu’au milieu de ce sur-place privilégié par le régime militaire algérien, Massad Boulos possède toutes les cartes en main à utiliser avec parcimonie dans sa stratégie diplomatique des petits pas pour ne pas brusquer les choses afin de s’assurer un consensus sur le dossier du Sahara, alors que les réunions du Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations unies ne sont plus très loin. Il était donc évident que son déplacement a été motivé par la concomitance de ces deux événements.
Avec le Maroc et depuis sa prise de fonction, Massad Boulos n’a eu, bien au contraire, qu’à se féliciter à plusieurs reprises de la coopération avec Rabat et de la confiance installée depuis toujours entre les deux parties, renforcées par un haut degré qualitatif continu dans les relations du Royaume avec son administration Trump et le Congrès.



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