Nouveau rebondissement judiciaire pour Sakina Janah, plus connue sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de « Soukaina Glamour ». La Cour d’appel de Marrakech a décidé, jeudi 17 septembre, de réduire de moitié la peine de prison prononcée contre l’influenceuse, poursuivie dans une affaire liée à des contenus numériques considérés comme portant atteinte à la pudeur publique.
Condamnée en première instance à dix mois de prison ferme, elle voit ainsi sa peine ramenée à cinq mois ferme. La juridiction d’appel a également considérablement allégé une autre sanction qui touchait directement son activité : l’interdiction d’utiliser les réseaux sociaux passe de trois ans à une seule année. L’amende de 500 dirhams est, en revanche, maintenue.
L’affaire remonte au mois d’août. Selon plusieurs sources concordantes, les services de veille numérique avaient repéré un direct au cours duquel l’influenceuse présentait des vêtements féminins. Certaines séquences avaient été considérées par les autorités comme contraires à la pudeur publique.
Soukaina Janah avait ensuite été interpellée le 12 août à l’aéroport Mohammed-V de Casablanca, alors qu’elle s’apprêtait à quitter le territoire national. Poursuivie en état d’arrestation, elle avait été condamnée cinq jours plus tard, le 17 août, par le tribunal de première instance de Marrakech.
Son nom n’est pas inconnu de la chronique judiciaire. Elle avait déjà été condamnée dans l’affaire dite « Hamza mon bb », dossier très médiatisé qui lui avait valu deux années de prison ferme entre 2019 et 2021. La procédure actuelle est toutefois distincte de cette ancienne affaire.
La décision de la Cour d’appel apporte ainsi une issue nettement plus favorable à Sakina Glamour que le jugement de première instance. En ramenant sa peine de dix à cinq mois de prison ferme et son interdiction des réseaux sociaux de trois ans à une année, les magistrats ont choisi d’alléger sensiblement la sanction, sans pour autant remettre en cause sa culpabilité.
Pour l’influenceuse, cette clémence relative raccourcit considérablement la période durant laquelle elle devra rester éloignée de ce qui constitue son principal espace d’expression et de notoriété. L’affaire se referme donc, à ce stade, sur une sanction divisée par deux et un retour sur les réseaux sociaux qui pourra intervenir beaucoup plus tôt que ne le prévoyait le premier jugement.



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