Les relations entre les deux pays voisins, l’Espagne et le Maroc, sont appelées à connaître de profonds changements après les séquelles des événements de Ceuta cet été, quand des dizaines de milliers de jeunes Marocains ont pu entrer en force dans cette enclave en territoire marocain.
Tout a été dit et relaté, expliqué avec plus ou moins de clarté, mais rien n’y fait : la plaie reste béante des deux côtés et la méfiance réciproque s’est installée sur les responsabilités réelles de chacun.
Le changement de gouvernement et le retour des conservateurs ne feront qu’aggraver les choses, comme si les deux pays étaient entrés dans une ère de confrontation, de tension et d’instabilité à leurs frontières et dans le détroit de Gibraltar, dans cette calme Méditerranée.
Attendue pour une médiation et un retour à la normale, l’Union européenne n’a montré que peu d’intérêt pour une situation qui doit la concerner à ses frontières du Sud, et cette situation semble bien bloquée malgré tous les risques encourus.












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La vraie question qui se pose est la suivante : qui a donné son feu vert pour qu’une telle opération sur les frontières puisse être menée ? Et si elle a été réalisée, c’est pour servir l’intérêt de qui ? Visiblement, un climat de tension sur les frontières EST et NORD ne peut pas être bénéfique pour le Maroc. Alors, à qui profite-t-il ? J’ose croire que les services internes du Royaume maîtrisent la situation.