Le choc pétrolier mondial commence à frapper le portefeuille des Marocains. En quinze jours, le gasoil a subi deux augmentations : six centimes le 1er septembre, puis 34 centimes le 16 septembre. Son prix a ainsi progressé de 40 centimes en un mois et dépasse désormais 15 dirhams dans plusieurs villes.
Ce lundi 21 septembre, le baril de Brent est pourtant redescendu autour de 99,50 dollars après une baisse de plus de 4 %. Ce recul reste trop récent pour se traduire immédiatement dans les stations marocaines, mais il relance une question récurrente : pourquoi les hausses internationales semblent-elles rapidement répercutées, alors que les baisses mettent souvent davantage de temps à atteindre les consommateurs ?
La gestion nationale des carburants montre ici ses limites. Depuis la libéralisation des prix en 2015, les automobilistes sont directement exposés aux fluctuations internationales, sans véritable mécanisme permettant d’amortir les chocs. Les consommateurs disposent également de peu d’informations sur la composition exacte du prix payé : coût d’achat, transport, stockage, fiscalité et marges des distributeurs.
À cette opacité s’ajoute l’arrêt de la Samir. Depuis 2015, le Maroc ne dispose plus d’une raffinerie opérationnelle et importe des produits pétroliers déjà raffinés, se privant ainsi d’un outil stratégique de stockage, de transformation et de sécurité énergétique. Plus de dix ans après, aucune solution durable n’a été apportée à ce dossier.
Pour les classes moyennes, les augmentations deviennent insoutenables. Beaucoup ont besoin de leur voiture pour travailler ou accompagner leurs enfants, faute de transports publics suffisamment développés. Ils doivent réduire leurs déplacements ou sacrifier d’autres dépenses.
Le gasoil alimente également les camions, les taxis et les autocars. Sa hausse finit donc par toucher l’alimentation et les services. Le prochain gouvernement devra enfin sortir d’une gestion fondée sur les ajustements successifs et proposer une véritable stratégie protégeant le pouvoir d’achat sans revenir aux subventions généralisées.












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J’ai cherché le signataire de cet article et je ne l’ai pas trouvé. Pour moi il manque de courage et de professionnalisme. Il parle des augmentations des prix de carburants au Maroc comme si ça n’arrive que chez nous et que ça n’a pas de rapport avec la crise mondiale. Si l’auteur de cet article est un journaliste et que c’est ça le journalisme chez nous, alors je comprends bien pourquoi les scoupes sur le Maroc sont souvent donnés à des supports médias étrangers. Fait que je soutiens de toutes mes fores.