À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, Donald Trump a balayé d’un revers de main les appels à une régulation mondiale de l’intelligence artificielle. Selon le président américain, imposer des garde-fous internationaux risquerait de brider l’innovation dans un secteur stratégique.
« Les États-Unis rejettent catégoriquement toute tentative de construire un système mondial de contrôle de l’IA », a tranché le locataire de la Maison-Blanche. Promettant de soutenir le développement de ce qu’il qualifie de « superintelligence », il a comparé l’émergence de cette technologie à une mutation « plus grande encore que la révolution industrielle ».
Cette position ferme prend directement à revers le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, qui plaidait quelques heures plus tôt pour la création d’un cadre international strict, alertant notamment contre les risques des armes autonomes et des « robots tueurs ». Un rapport d’experts des Nations unies, appuyé par plus de 20 pays et l’Union européenne, recommande d’ailleurs des tests de sécurité obligatoires et la création d’un organe de contrôle international.
Même au sein du secteur, des géants de la tech comme OpenAI ou Anthropic réclament des normes communes pour éviter les dérives. Leurs dirigeants, Sam Altman et Dario Amodei, doivent d’ailleurs intervenir devant le Conseil de sécurité sur ce sujet critique.
Mais Washington choisit une autre voie. Alors que l’Europe multiplie les lois pour encadrer le secteur, l’administration américaine mise sur le laissez-faire pour maintenir son avance face à la Chine. Pour Donald Trump, les institutions américaines suffisent amplement à gérer les risques. Le message est clair : la course à l’hégémonie technologique prime sur le consensus international.












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