Avant même de savoir si leur visa sera accordé, des Marocains doivent franchir un premier obstacle : obtenir le droit de déposer leur dossier. Selon les témoignages relayés par la députée française Pascale Got, les rendez-vous auprès de TLScontact sont parfois si difficiles à trouver que des intermédiaires proposent des créneaux contre rémunération. La question n’est plus seulement celle des délais consulaires. Elle est devenue celle de l’accès équitable à la procédure.
Dans une question écrite publiée le 22 septembre à l’Assemblée nationale, l’élue socialiste interpelle le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères. Elle évoque notamment les familles vivant en France qui souhaitent recevoir un parent, un enfant, un frère ou une sœur résidant au Maroc. Pour elles, l’absence de rendez-vous peut suffire à faire tomber un projet de visite, avant même que l’administration n’examine les justificatifs.
CAPTCHA, prépaiement, ouverture progressive des créneaux : des mesures ont déjà été déployées pour contrer leur captation. Pourtant, rapporte Pascale Got, les plaintes persistent. Si un demandeur ordinaire ne trouve pas de place tandis qu’un intermédiaire prétend pouvoir lui en obtenir une moyennant paiement, à quoi servent ces protections ? La députée ne démontre pas, dans sa question, l’ampleur exacte de ce commerce ni la manière dont les créneaux seraient captés. Elle établit en revanche qu’un problème suffisamment récurrent pour être porté devant le gouvernement français demeure sans solution visible pour les familles concernées.
La responsabilité mérite d’être posée clairement. TLScontact reçoit la plupart des dossiers de visa français au Maroc, dans sept villes, mais ce dispositif fonctionne pour le compte des autorités françaises. Le site officiel France-Visas reconnaît lui-même que le délai pour obtenir un rendez-vous est de plusieurs semaines et varie selon les centres. Paris peut déléguer l’accueil des demandeurs ; il ne peut se désintéresser des conditions dans lesquelles ils accèdent au service.
La confusion autour de l’argent aggrave encore le malaise. La prise de rendez-vous doit être accessible sans payer un intermédiaire. Cela ne signifie pas que la procédure de visa est gratuite : des frais de dossier et de service officiels existent, de même que des prestations facultatives payantes. Cette distinction doit être intelligible pour chaque demandeur, sans laisser prospérer l’idée qu’un supplément officieux serait le passage obligé vers un créneau.
Le gouvernement français est désormais appelé à répondre sur des mesures concrètes : combien de rendez-vous sont ouverts, avec quels délais réels selon les centres, et quels contrôles permettent de détecter la captation et la revente présumées des créneaux ? Pour les familles marocaines, la réponse ne se jugera pas au nombre de barrières informatiques ajoutées à la plateforme. Elle se jugera à une chose beaucoup plus simple : pouvoir prendre rendez-vous elles-mêmes, dans un délai raisonnable, sans devoir payer quelqu’un pour y parvenir.



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TLS n’a qu’à s’inspirer de BLS (visas espagnols) dont le système est satisfaisant !
suivre le modèle espagnol, pas de rdv qd un visa dépasse une année, pas de rdv pour les enfants de moins de 6 ans, d’ailleurs pkoi des rdv ??? Si fraude il y a??!! Pkoi un rdv pour des enfants qd leur parents ont déjà des visas Schengen ils doivent être prioritaire. Et le délai de réponse est ridicule. Avt quand on passait par le consulat ça prenait 48 ou 72 h pour avoir une réponse. Maintenant avc plus d employés et le traitement prend une éternité. Dc la procédure est défaillante.