À Marrakech, le vol d’une moto peut être le début d’un circuit bien plus organisé. Selon Assabah, les gendarmes du centre judiciaire de Bab Doukkala ont démantelé un réseau soupçonné de dérober des deux-roues, de les démonter dans des ateliers clandestins, puis d’en revendre les pièces. L’enquête porte également sur des faits présumés de vol à la tire et de trafic de drogue.
L’affaire touche un moyen de transport omniprésent dans la vie quotidienne de Marrakech. Dans une ville où les motos se faufilent entre les voitures, assurent des déplacements personnels et servent aussi d’outil de travail, leur disparition peut priver une victime de bien plus qu’un véhicule : elle peut lui compliquer l’accès à son emploi ou interrompre son activité.
Les affaires de vols de deux-roues qui se succèdent alimentent une inquiétude compréhensible. Mais cette opération attire surtout l’attention sur ce qui se passe après le vol. Une moto démontée et écoulée pièce par pièce devient plus difficile à retrouver. Si les soupçons rapportés par Assabah sont confirmés, les enquêteurs devront établir où les véhicules étaient dérobés, comment ils arrivaient dans ces ateliers et à qui les pièces étaient revendues.
Pour les propriétaires, la question est immédiate : combien de motos pourraient être concernées et certaines pourront-elles être identifiées ou restituées ? À ce stade, le nombre de véhicules, celui des personnes interpellées et la date exacte de l’intervention n’ont pas pu être confirmés à partir des informations accessibles. Une hausse chiffrée des vols à Marrakech ne peut pas non plus être établie sur la seule base de cette affaire.
L’enquête devra désormais préciser l’ampleur du réseau présumé. Elle pourrait surtout montrer qu’en matière de vols de motos, retrouver le voleur ne suffit pas : il faut aussi remonter jusqu’aux lieux où les véhicules disparaissent pour de bon.



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