La victoire du PAM aux élections législatives a laissé place, dès les premiers jours, à une difficulté politique : le Parti de la justice et du développement a choisi de siéger dans l’opposition. Pour le parti arrivé en tête, la perspective d’intégrer les islamistes à une majorité élargie est désormais fermée. Son futur chef de gouvernement, une fois nommé, devra chercher ailleurs les soutiens nécessaires pour gouverner.
Le résultat du 23 septembre explique l’enjeu. Le PAM dispose de 97 sièges à la Chambre des représentants. Le RNI, deuxième, en compte 66, l’Istiqlal 65 et le PJD 54 : ce dernier est arrivé quatrième, et non troisième. Avec 97 députés sur 395, le vainqueur du scrutin reste loin des 198 sièges nécessaires à une majorité absolue.
Une alliance avec le PJD aurait permis au PAM d’élargir son assise parlementaire tout en faisant entrer un rival historique dans la responsabilité gouvernementale. Abdelilah Benkirane a rejeté cette possibilité au lendemain du vote. Le Conseil national du PJD a ensuite approuvé à l’unanimité, le 26 septembre, la non-participation au prochain gouvernement. La position du parti ne repose donc plus sur la seule parole de son secrétaire général : elle a été entérinée par son instance nationale.
Ce refus complique les calculs du PAM, sans le priver de toute possibilité de coalition. Sur le papier, une alliance avec l’Istiqlal, le Mouvement populaire et le PPS réunirait 210 sièges. Encore faut-il que ces formations acceptent un accord, s’entendent sur un programme et restent solidaires lorsque viendront les premiers arbitrages difficiles. Une majorité ne se résume pas à une addition de députés.
En choisissant l’opposition, le PJD retrouve aussi une place depuis laquelle il pourra demander des comptes au futur Exécutif. Le débat sur le coût de la vie, l’emploi, les services publics et les dépenses liées au Mondial 2030 promet d’être exigeant. Rien ne permet toutefois d’affirmer que Benkirane cherchera à entraver l’organisation de cette compétition : critiquer des choix budgétaires ou gouvernementaux relève du travail parlementaire.
Le premier défi du PAM n’est donc pas de neutraliser le PJD. Il est de former une majorité suffisamment cohérente pour agir et suffisamment ouverte pour répondre à une opposition renforcée. Sa victoire lui donne l’initiative ; elle ne lui garantit ni une coalition sans tensions ni cinq années à l’abri de la contestation.












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Une copie confirme du gouvernement sortant serait insensé et une pure héresie politique et une faute grave aux consequences qui vont être graves socialement , la solution donc est dans les alternatives dont celles que vous venez de citez