Voitures, composants aéronautiques, engrais, produits agricoles et agroalimentaires : le Maroc vend aujourd’hui au monde bien plus qu’une seule spécialité. Cette diversité témoigne du chemin parcouru par son industrie, ses agriculteurs et ses entreprises. Elle explique aussi pourquoi des groupes internationaux choisissent le Royaume pour y produire, s’approvisionner et accéder rapidement à d’autres marchés.
Les chiffres donnent la mesure de cette dynamique. À fin juillet 2026, les exportations marocaines de marchandises atteignaient 299,3 milliards de dirhams, en hausse de 8,4 % sur un an. L’automobile conservait la première place, avec environ 107,1 milliards de dirhams exportés. L’aéronautique progressait également. Les phosphates et leurs dérivés demeurent, eux aussi, une force majeure du commerce extérieur marocain, même si leurs ventes reculaient sur cette période.
Cette réussite doit toutefois être regardée au-delà des volumes. En 2024, 71,4 % des exportations marocaines étaient destinées à l’Europe. La proximité de ce marché est un avantage considérable ; elle rend également les ventes marocaines sensibles à l’évolution de la demande européenne. Développer d’autres débouchés, notamment pour les produits du terroir et les entreprises marocaines, permettrait de répartir ce risque.
Autre question décisive : qui profite de l’essor des exportations ? L’installation de grandes usines crée de l’activité, mais son effet sera plus profond si davantage de PME marocaines fournissent leurs composants, maîtrisent les technologies et vendent sous leurs propres marques. La feuille de route nationale du commerce extérieur vise 400 nouveaux exportateurs par an, 80 milliards de dirhams de ventes supplémentaires et 76 000 emplois d’ici 2027. Ces objectifs devront se traduire dans les ateliers et les régions.
Enfin, les importations progressaient plus vite que les exportations à fin juillet, creusant le déficit commercial. Le Maroc a prouvé qu’il savait conquérir des clients étrangers. Son prochain défi est de produire davantage de valeur sur son territoire, de former les compétences nécessaires et de faire de chaque commande internationale une occasion de renforcer durablement ses entreprises.












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du chauvinisme mal placé, on importe deux fois plus qu’en exporte voici quelque chiffres :Aperçu IA
En 2025, le déficit commercial du Maroc s’est creusé pour atteindre environ 352 milliards de dirhams (soit près de -21 % du PIB), en hausse de 15 % à 15,5 % par rapport à l’année précédente.
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Chiffres clés des échanges en 2025
Importations : ~822,2 milliards de dirhams (+8 %), stimulées par les biens d’équipement, les produits de consommation et la demande liée aux grands projets d’infrastructure et d’investissement.
Fidupartner
Exportations : ~469 à 470 milliards de dirhams (+2,8 % à 3 %), freinées par le recul du secteur automobile (-2 %) en raison du ralentissement du marché européen.
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Taux de couverture : Il s’établit à 57 %, contre 59,9 % en 2024, montrant que les ventes à l’étranger couvrent moins largement les achats