Le PJD arrive en tête à Fès-Nord comme à Fès-Sud. Le Mouvement populaire et le PAM remportent chacun deux sièges, tandis que l’Istiqlal et le RNI en obtiennent un. Derrière ce partage des huit sièges, plusieurs parcours retiennent l’attention : des élus sortants reconduits, des changements de parti et la défaite d’Allal Amraoui à Fès-Sud.
Les quatre élus de Fès-Nord
Abdelmajid Ben Chenouf (PJD) conduit la liste arrivée première avec 9 943 voix. Membre du conseil communal de Fès, il ramène le Parti de la justice et du développement au Parlement dans une circonscription où celui-ci n’avait remporté aucun siège en 2021. Sa victoire confirme le retour électoral du PJD dans la capitale scientifique.
Rime Chabat (Mouvement populaire) obtient le deuxième siège avec 7 515 voix. Déjà députée sortante, élue précédemment sur une liste régionale sous une autre étiquette, elle gagne cette fois dans une circonscription locale. Le scrutin lui permet de poursuivre son parcours parlementaire tout en donnant au Mouvement populaire une place de premier plan à Fès-Nord.
Mohcine Azmi Hassani (PAM) est élu avec 6 456 voix. Membre du conseil communal de Fès, il y avait été élu sous les couleurs du Mouvement démocratique et social avant de rejoindre le PAM pour les législatives. Il reprend ainsi pour son nouveau parti un siège dans le nord de la ville.
El Hassan Slioua (Istiqlal) décroche le quatrième siège avec 4 420 voix. Ancien membre de la Chambre des conseillers, il permet à l’Istiqlal de conserver une représentation parlementaire à Fès-Nord, malgré une compétition serrée pour le dernier siège.
Les quatre élus de Fès-Sud
Mohamed Khayi (PJD) arrive en tête avec 12 367 voix, le score le plus élevé des deux circonscriptions fassies. Juriste, membre du conseil de la ville et responsable provincial du PJD, il offre à son parti un retour à Fès-Sud après son échec local de 2021.
Khalid El Ajli (Mouvement populaire) remporte le deuxième siège avec 9 188 voix. Déjà entré à la Chambre des représentants à la faveur d’une élection partielle en 2024 sous l’étiquette du RNI, il s’est présenté cette année sous les couleurs du Mouvement populaire. Il conserve donc son mandat, mais change de camp politique.
Aziz Lebbar (PAM) est réélu avec 6 060 voix. Homme d’affaires actif dans l’hôtellerie et ancien président du Conseil régional du tourisme de Fès-Meknès, il garde le siège qu’il détenait déjà à Fès-Sud. Son nouveau mandat le place de nouveau face aux enjeux économiques et touristiques de la ville.
Zaina Chahim (RNI) obtient le quatrième siège avec 5 941 voix. Avocate et députée sortante élue en 2021 sur la liste régionale de Fès-Meknès, elle remporte cette fois un mandat dans la circonscription locale. Sa victoire maintient le RNI au Parlement pour Fès-Sud, alors que le parti perd son siège à Fès-Nord. Elle se fait au détriment d’Allal Amraoui, député sortant de l’Istiqlal, qui n’est pas réélu.
Ces huit élus arrivent à la Chambre avec une responsabilité commune : faire entendre les préoccupations de Fès au-delà des rivalités partisanes. La participation, limitée à 25,90 % à Fès-Nord et 27,56 % à Fès-Sud, leur rappelle aussi la distance entre une grande partie des habitants et la vie électorale. Leur présence sur le terrain et leur travail au Parlement seront désormais les deux mesures de leur mandat.












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