Alors que la désignation par le Roi du ou de la prochain(e) chef(fe) du gouvernement continue d’occuper l’actualité et de suspendre le temps, le PAM, dont sera issue la personne appelée à diriger l’Exécutif, se retrouve sur plusieurs fronts à la fois.
Il doit d’abord composer avec les positions des partenaires sur lesquels il pensait pouvoir compter : le PJD a décliné par avance toute participation, tandis que l’Istiqlal fait savoir que la sienne n’est pas acquise et que la décision finale appartiendra à ses instances dirigeantes.
La formation du prochain gouvernement avant le 9 octobre, date de l’ouverture du Parlement, pourrait ainsi se révéler difficile. Le parti du Tracteur doit trouver les sièges nécessaires pour constituer une majorité, tout en répondant aux exigences d’alliés potentiels. L’enjeu sera de bâtir une coalition confortable, mais surtout durable.
Ce processus ne pourra toutefois véritablement démarrer qu’une fois connu le nom du nouveau chef du gouvernement. Viendra alors l’étape, sans doute la plus délicate, des négociations avec les partis dont les programmes sont compatibles avec celui du PAM, à condition que leurs demandes restent mesurées. L’issue de ces tractations est loin d’être acquise, au vu des divergences et des ambitions affichées avant même les élections du 23 septembre. Le PAM est arrivé en tête, mais sans obtenir la majorité nécessaire pour gouverner seul.
Après le refus des islamistes de participer au gouvernement et le rejet affiché d’une alliance avec le RNI, l’Istiqlal apparaît comme un partenaire central pour le futur Exécutif. Le Mouvement populaire, ainsi que l’Union constitutionnelle, le Mouvement démocratique et social et le PPS, pourraient compléter la coalition, si leurs positions convergent et si les conditions posées par chacun restent acceptables.












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