L’élargissement de la coopération entre la France et le Maroc à l’industrie militaire ne devrait pas apaiser les craintes de l’Espagne, qui redoute de voir le Maroc renforcer son influence dans la région en diversifiant ses partenaires, notamment avec les États-Unis.
Madrid suivrait avec inquiétude le développement de cette coopération et les projets qui en découlent. Selon des médias espagnols, Paris et Rabat se seraient entendus, bien avant la signature du traité envisagée en janvier prochain, sur un protocole d’investissements français portant sur la production de blindés, d’armements et de radars.
Cet accord ne se limiterait pas à ces domaines. Il serait également question de former des membres des Forces armées royales à l’utilisation de technologies militaires de pointe et de poser les bases de capacités de recherche et de développement en cybersécurité et en robotique militaire. À terme, le Maroc pourrait ainsi devenir un relais de cette industrie sur le continent africain. Il convient de rappeler que, depuis le début de l’été, l’entreprise française Harmattan AI serait liée aux Forces armées royales par un contrat qui donne déjà le ton de cette coopération.
Le volet militaire devrait occuper une place importante dans le futur traité avec Paris. Actu-Maroc y reviendra plus longuement à l’approche de la visite royale prévue en janvier, lorsque la version définitive du texte aura été finalisée et rendue publique.












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