Sept sièges répartis entre deux circonscriptions et quatre formations politiques : Salé dispose d’une représentation parlementaire pluraliste issue des élections législatives du 23 septembre 2026. Le PJD, le PAM et l’Istiqlal obtiennent chacun deux élus, tandis que le Mouvement populaire décroche un siège. Quatre députés représentent Salé-Médina et trois Salé-Al Jadida, auxquels revient la responsabilité de défendre les préoccupations de leur territoire à Rabat.
Entre quartiers historiques, espaces urbains en expansion et communes périphériques, les besoins sont multiples : emploi, santé, transports, équipements collectifs et accès aux services publics. La diversité des appartenances politiques peut offrir plusieurs relais à ces dossiers. Encore faudra-t-il transformer cette représentation en interventions suivies et en résultats mesurables.
Kamal Kouchi — PJD, Salé-Médina : un parcours dans l’organisation partisane
Kamal Kouchi représente le Parti de la justice et du développement dans la circonscription de Salé-Médina. Secrétaire provincial du parti à Salé, il possède un parcours dans ses structures militantes, notamment au sein du bureau national de sa jeunesse. Son profil repose donc sur une expérience d’organisation et de mobilisation politique. Son élection l’amène désormais à exercer les fonctions législatives et de contrôle de l’action gouvernementale.
Imad Eddine Rifi — PAM, Salé-Médina : l’expérience locale et parlementaire
Imad Eddine Rifi associe connaissance du terrain communal et expérience de la Chambre des représentants. Élu président du conseil d’arrondissement de Bettana en 2021, il avait également rejoint le Parlement en novembre de la même année, en remplacement de Rachid El Abdi. Son nouveau mandat sous les couleurs du PAM prolonge ainsi un parcours à deux niveaux, local et national.
Salaheddine Belhassan — Mouvement populaire, Salé-Médina : un ancrage communal et professionnel
Salaheddine Belhassan porte la représentation du Mouvement populaire à Salé-Médina. Son nom figure parmi les membres du conseil communal de Salé, tandis que les présentations de son parcours mentionnent également une présence au sein de la Chambre de commerce, d’industrie et de services de Rabat-Salé-Kénitra. Cette expérience lui donne des points de contact avec les préoccupations territoriales et économiques. Elle ne permet toutefois pas, à elle seule, de lui attribuer un métier précis. Son mandat parlementaire devra désormais donner une traduction nationale aux dossiers qu’il connaît localement.
Driss Sentissi — Istiqlal, Salé-Médina : une figure expérimentée sous une nouvelle étiquette
Driss Sentissi retrouve la Chambre des représentants sous les couleurs de l’Istiqlal, après un long parcours au Mouvement populaire. Homme d’affaires, selon les biographies institutionnelles, il a exercé plusieurs mandats parlementaires et dirigé le groupe haraki durant la législature précédente. Ancien maire de Salé, il possède également une expérience de la gestion municipale. Son changement d’appartenance constitue l’un des faits politiques marquants de cette élection locale.
Aziz Henaoui — PJD, Salé-Al Jadida : du militantisme au travail législatif
Aziz Henaoui représente le PJD dans la circonscription de Salé-Al Jadida. Membre du conseil national du parti, il est aussi connu pour ses responsabilités au sein de l’Observatoire marocain contre la normalisation et du Groupe d’action nationale pour la Palestine. Son parcours public est ainsi largement associé à l’engagement militant et associatif. Son mandat de député l’appelle à élargir son intervention aux besoins quotidiens de sa circonscription et au contrôle des politiques publiques.
Larbi Rouich — PAM, Salé-Al Jadida : le relais des territoires périphériques
Larbi Rouich accède au Parlement sous les couleurs du PAM. Président de la commune de Shoul, il figure également parmi les membres du conseil préfectoral de Salé. Son expérience territoriale lui donne une connaissance des enjeux de proximité et des relations entre les espaces urbains et leur périphérie. Routes, équipements et accessibilité des services constituent autant de sujets sur lesquels cette expérience pourra nourrir son action parlementaire.
M’hamed Kriboub — Istiqlal, Salé-Al Jadida : un mandat à concrétiser
M’hamed Kriboub complète la représentation de Salé-Al Jadida en obtenant un siège pour l’Istiqlal. Les résultats publiés le placent aux côtés d’Aziz Henaoui et de Larbi Rouich parmi les trois représentants de cette circonscription. Son action à la Chambre, ses interventions et son suivi des dossiers locaux permettront désormais aux habitants d’évaluer concrètement sa contribution.
Sept élus, une exigence de résultats
Les députés ne remplacent ni les conseils communaux ni les administrations chargées des services publics. Ils disposent néanmoins de moyens pour interpeller les ministres, examiner les budgets, proposer des textes et demander des comptes sur les engagements pris.
Pour Salé, l’enjeu sera leur capacité à défendre des priorités communes tout en assumant leurs différences politiques. La proximité géographique avec les institutions nationales doit s’accompagner d’une présence effective dans le débat parlementaire et d’un dialogue régulier avec les habitants. La ville possède sept sièges à Rabat ; elle attend que cette représentation se traduise par un suivi visible de ses dossiers.












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