Au 3 octobre, les derniers relevés disponibles à Casablanca situent le gasoil entre 16,15 et 16,35 DH le litre, contre 15,60 à 15,75 DH pour l’essence. Depuis le 1er octobre, les hausses atteignent respectivement 80 et 39 centimes. Un plein de 50 litres de gasoil coûte jusqu’à 809 DH, soit 40 DH supplémentaires.
La pression dépasse les automobilistes. Transporteurs, artisans et entreprises doivent absorber ces surcoûts ou les répercuter. Même sans voiture, les ménages risquent de payer davantage leurs achats et leurs déplacements.
Le Brent a clôturé vendredi à 102,25 dollars le baril, soit environ 102 dollars. Toutefois, les prix dépendent aussi des produits raffinés, du change, du transport, des taxes et des marges. Le cours du brut explique une partie de la facture, sans dispenser d’examiner sa composition.
Le bilan d’Akhannouch appelle donc une évaluation exigeante, d’autant que ses intérêts économiques dans les carburants renforcent l’exigence de transparence. En 2023, neuf distributeurs ont conclu un règlement transactionnel de 1,84 milliard de dirhams pour pratiques anticoncurrentielles. Ce précédent justifie de vérifier les engagements pris, sans présumer une nouvelle entente.
La priorité devrait être de publier une décomposition intelligible des prix et de contrôler la transmission des variations internationales. Les citoyens doivent pouvoir comprendre ce qu’ils paient et apprécier l’efficacité de la concurrence.
Un allègement fiscal temporaire mérite ensuite examen, avec un financement identifié et une vérification de son bénéfice réel à la pompe. Des aides ciblées peuvent protéger les activités essentielles. À moyen terme, Samir exige une évaluation industrielle rigoureuse, parallèlement au développement des transports collectifs.
Le gouvernement ne fixe pas le cours du Brent. Il reste comptable des moyens mobilisés pour empêcher que chaque choc pétrolier devienne une crise du pouvoir d’achat.












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