La violence scolaire franchit un nouveau seuil préoccupant. Le directeur du lycée qualifiant de Guisser, dans la province de Settat, a été transporté aux urgences ce samedi 3 octobre après avoir été agressé, selon les premières informations disponibles, par un élève à l’intérieur de l’établissement.
L’incident aurait commencé lorsque le responsable a demandé au jeune, présent en dehors des horaires de cours prévus par son emploi du temps, de quitter la cour et de respecter le règlement intérieur. L’échange aurait dégénéré en une altercation, puis en une agression nécessitant une prise en charge médicale. Le directeur a été conduit à la clinique de la CNSS de Settat pour y recevoir les examens et les soins nécessaires.
Alertés, les éléments de la gendarmerie de Guisser sont intervenus et ont interpellé l’élève suspecté, placé en garde à vue pour les besoins de l’enquête. La direction provinciale de l’Éducation nationale a dépêché deux représentants auprès du responsable hospitalisé afin de suivre son état de santé. Des représentants syndicaux ont également dénoncé les violences visant les personnels éducatifs.
Au-delà de cette affaire, dont l’enquête devra préciser les circonstances et les responsabilités, une question s’impose : comment faire respecter les règles de l’école lorsque leur application expose les encadrants à des violences ?
La réponse exige une protection effective des personnels, mais aussi un travail de prévention associant établissements, familles et dispositifs d’accompagnement des élèves. Repérer les tensions, intervenir avant leur aggravation et rappeler clairement les conséquences des agressions constituent des leviers essentiels.
L’autorité éducative repose sur des règles comprises et appliquées avec équité. Elle suppose également que celles et ceux chargés de les faire respecter puissent exercer leur mission en sécurité. À Guisser comme ailleurs, protéger les éducateurs revient à préserver les conditions mêmes de l’apprentissage.



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