Avec pas moins de trois réunions importantes qui lui sont consacrées dans l’enceinte de l’ONU à New York, le dossier du Sahara marocain revient sur la table afin de faire un point sur la situation en 2026 et de voir au-delà, puisque le curseur change de direction.
Parmi les nouveautés, il semble bien que la Maison-Blanche ait décidé d’impliquer son représentant à l’ONU, Mike Waltz, afin de rectifier l’angle de tir dans un processus de paix au point mort, en grande partie imputable au conseiller de Trump qui, avec tous ses efforts, ne parvient pas à le faire avancer. Mais, malgré tout, il ne peut l’en dessaisir en raison de leur proximité familiale, pour ne pas le désavouer publiquement.
Le deuxième élément est, d’un autre côté, la copie du rapport du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dont le mandat touchera à sa fin dans quelques jours, sur la question du processus de négociations engagées mais non concluantes.
Outre le passage consacré à la nécessité de prolonger d’une année supplémentaire la mission de la MINURSO, la force de maintien de la paix dans la région, le rapport s’est longuement attardé sur le rappel des faits marquants ayant marqué l’évolution des négociations, avec des interprétations sur leur connotation.
Il y est souligné, comme avancée majeure, l’insistance sur l’impératif de prise en compte de la résolution 2797, qui donne largement raison au Maroc en consacrant son plan d’autonomie comme seule solution au conflit, clé du retour de toute la région de l’Afrique du Nord à une paix durable axée sur le développement au profit des populations lassées du conflit, qui s’impatientent de voir les efforts aboutir.
Enfin, le troisième élément saillant, noté tout récemment avec intérêt, restera le changement de discours chez les autorités algériennes et leur protégé du Polisario.
Ainsi, et pour s’en convaincre, il faut se référer à la dernière sortie du président algérien Tebboune dans les médias publics, dans laquelle il dit implicitement se trouver devant le fait accompli et incite ses concitoyens à oublier la cause séparatiste. Une cause perdue que les responsables du mouvement du Polisario tentent désormais d’expliquer aux populations séquestrées de Tindouf : la fin de ces camps est proche, après des dizaines d’années de calvaire imposé pour une chimère.
Ce changement reste la note optimiste avant que ne démarre aujourd’hui, à l’ONU, une longue série de réunions et de discussions parallèles, notamment au niveau du Conseil de sécurité, pour une relance effective de ce dossier en voie de conclusion, bien que la dernière ligne droite puisse réserver encore des lenteurs.












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