Le face-à-face juridique a eu lieu, mais aucun verdict n’a été annoncé. Jeudi 8 octobre, à Lausanne, le Tribunal arbitral du sport a entendu les parties dans le contentieux opposant la Fédération sénégalaise de football à la CAF et à la Fédération royale marocaine de football. Selon les comptes rendus, l’audience s’est achevée après plusieurs heures de débats. Les trois arbitres doivent désormais délibérer.
Présidée par le Français Gérald Simon, avec l’Allemand Ulrich Haas et l’Italien Luigi Fumagalli, la formation arbitrale examine le recours sénégalais contre la décision attribuant au Maroc une victoire par forfait, sur le score de 3–0. Le Sénégal demande son annulation et sa reconnaissance comme vainqueur de la CAN 2025.
À l’origine du différend, la finale du 18 janvier : les Sénégalais avaient quitté temporairement la pelouse pour protester contre un penalty accordé au Maroc, avant de revenir et de remporter la rencontre 1–0 après prolongation. Le 17 mars, la commission d’appel de la CAF avait ensuite déclaré le Sénégal perdant par forfait.
L’enjeu juridique porte donc sur les conséquences réglementaires de ce départ, malgré la reprise du match. Le TAS doit apprécier la décision contestée à partir des règles applicables et du dossier, sans que le résultat obtenu sur le terrain suffise, à lui seul, à résoudre le litige.
À la sortie, le responsable sénégalais Abdoulaye Saydou Sow a affiché sa confiance dans la défense présentée. Les représentants marocains n’ont pas fait de déclaration, selon les comptes rendus. Ni cette assurance ni ce silence ne permettent de prédire l’issue. L’audience étant à huis clos, le détail des plaidoiries demeure confidentiel.
Pour la CAF, l’affaire engage aussi la lisibilité de ses décisions ; pour les deux sélections, elle concerne la reconnaissance du titre continental. Matthieu Reeb, directeur général du TAS, a évoqué quelques jours, voire quelques semaines d’attente, sans date ferme. L’heure est à la délibération, pas aux proclamations de victoire.











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